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RCA: Blanche Elisabeth Olofio síen est finalement allée

La journaliste centrafricaine avait été violemment frappée par les hommes de la Seleka à Bambari en janvier 2013

 

En Centrafrique, la presse est de nouveau en deuil. Selon RFI, la journaliste de la radio Bé Oko de Bambari, Blanche Elisabeth Olofio est décédée dimanche, 22 juin à Bangui des complications liées à ses blessures. Une première fois annoncée morte, elle avait déjoué tous les pronostics en survivant à ses blessures. Des blessures dont elle ne serait jamais vraiment remise. «Elle avait reçu des coups de crosse sur la tête, sur la colonne vertébrale, raconte un membre de sa famille. Elle a succombé ce dimanche matin vers 6 heures et le docteur a dit que cíétait suite au passage à tabac des Seleka».

 


© arc-radios-communautaires.net
Blanche Elibateh Olofio, journaliste à la radio Be Oko
En janvier 2013, les Seleka entrent dans Bambari. Ils sont guidés par une personne mal intentionnée vers la maison de Blanche Elibateh Olofio, journaliste à la radio Be Oko. Les rebelles se livrent au pillage de son domicile. Quand la journaliste vient constater les faits, elle est passée à tabac.

Les hôpitaux de Bangui mal adaptés et en surcapacités
La mort de Blanche Elisabeth vient rappeler à quel point la prise en charge des blessés est difficile dans une Centrafrique en crise. Agressée à Bambari, il a fallu qu'elle soit transférée à Bangui pour être traitée, car certains types de blessures ne peuvent être soignés dans les hôpitaux de l'intérieur du pays. «Il faut que líétat du patient permette son transfert díune province à la capitale, ce qui níest malheureusement pas toujours le cas, explique Jean-François Sangsue, le chef de délégation du CICR Bangui. Et si líétat le permet, encore faut-il avoir la possibilité logistique de faire ce déplacement et trouver une structure díaccueil qui puisse encore admettre un nouveau blessé».

Arrivée à Bangui, Blanche Elisabeth Olofio a continué à payer le prix de la crise. Faute de scanner adapté dans la capitale, ses blessures n'ont jamais pu être parfaitement diagnostiquées. Son évacuation sanitaire vers un autre pays avait été demandée par les médecins, mais elle n'a pas pu avoir lieu par manque de moyens.

Séléka: Laissée pour morte, une journaliste raconte son calvaire
Pendant un mois, la nouvelle a circulé en Centrafrique et par-delà les frontières quíElisabeth Blanche Olofio était décédée sous les balles de la coalition rebelle

 



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