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Birao: manifestation díépouses de soldats des FACA en poste

Elles auraient pris díassaut, la résidence de la cheffe de líétat dans le 7è arrondissement, pour demander la relève des troupes stationnées dans cette zone

 

Une rébellion en gestation à Birao, dans líextrême nord de la République centrafricaine (RCA), a lancé le 16 juin dernier un ultimatum de 15 jours aux Forces armées centrafricaines (FACA) et à celles du Soudan, qui constituent les Forces tripartites Tchad-RCA-Soudan, leur demandant de se désengager et libérer les lieux. Cette rébellion composée majoritairement de généraux dissidents de la Coalition Séléka, selon les informations recueillies, a menacé díattaquer les positions des forces ciblées si elles ne quittent Birao.

 


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Cíest face à cette menace imminente que des épouses de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) en poste à Birao, dans líextrême nord de la Centrafrique, une zone menacée de reprise des hostilités par une rébellion en gestation, ont pris díassaut, lundi, 23 juin 2014, la devanture de la résidence de la cheffe de líétat sise à Ngarangba, proche de la prison centrale de Bangui dans le 7è arrondissement, pour demander la relève des troupes stationnées dans cette zone. «Faites quelque chose pour vos militaires, nos maris», maman la présidente, a lancé une des épouses de militaires rappelant : «nos époux ont passé déjà deux ans à Birao sans être relevés». Aux dernières nouvelles, «líaérodrome de Birao est passé ce lundi 23 juin sous le contrôle de cette rébellion qui est lourdement équipée», a confié un des soldats au téléphone.

Le ministre de la défense, le général Théophile Tchimangoa, qui suivait cette marche pacifique, est intervenu pour prendre cinq déléguées afin de les accompagner dans la résidence présidentielle. Les forces multinationales basées à Birao ont pour mission de contrôler les flux migratoires aux frontières Tchad-RCA-Soudan, díy assurer la sécurité des personnes et des biens et précisément du site díexploration pétrolière de Boromata à Birao.

 



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