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Bambari: affrontements entre Anti-Balaka et ex Séléka à Liwa

À la suite de l’attaque d’un campement d’éleveurs peulhs par des Anti-Balaka à proximité de cette localité, des ex Séléka auraient menés des représailles

 

La ville de Bambari et ses environs sont en mouvement depuis ce matin du 23 juin 2014. À l’origine des inquiétudes: des affrontements opposant des miliciens Anti-Balaka et ex Séléka au village Liwa (centre), situé à 10 km de Bambari. Selon des informations recueillies par le RJDH, des miliciens Anti-Balaka auraient attaqué un campement peulh aux environs du village de Liwa, faisant plus d’une quinzaine de morts. Cette attaque aurait par la suite provoquée une contre-offensive de la part des ex Séléka. Joint par le RJDH, le porte-parole de l’Etat-major des ex Séléka, Ahmed Midiade Ibrahim, s’est exprimé en ces termes: «Les Anti-Balaka ont attaqué un campement et tué dix-huit Peulhs et brulé plusieurs maisons. Quand un détachement des ex Séléka a quitté Bambari pour se rendre sur les lieux, les Anti-Balaka les ont attaqués à deux kilomètre au sud de la ville. Trois de nos éléments ont été blessés et conduits dans un hôpital de la place.»

 


© corbeaunews.ca
Au centre de Bambari, la population est paniquée. «Il y a des tirs partout. Nous sommes présentement à l’évêché où plusieurs familles ont trouvé refuge. La Sangaris ne fait que nous observer. En fuyant, nous avons vu deux corps dans la ville», a déclaré un habitant aux environs de midi. Un autre habitant a déclaré que des maisons auraient été brulées par des ex Séléka dans les quartiers Apké, Mbela, Bornou, qu’ils jugeraient proches des miliciens Anti-Balaka.

Selon la Sangaris, toutes les informations ne sont pas encore réunies. «On nous signale des évènements en cours à Bambari. Nous sommes entrain d’analyser les informations. On nous parle de mouvements et d’affrontement. Mais là, rien n’est encore précis», indique un officier de la Sangaris.

De son côté, le porte-parole des Anti-Balaka, Sébastien Wénézoui, indique que ce seraient des groupes armés non-identifiés qui seraient à l’origine des incidents, et non des miliciens Anti-Balaka. «Je suis entrain de recouper les informations. Mais d’emblée, ce ne sont pas des Anti-Balaka. Il s’agirait de bandits. Les Anti-Balaka ne sont jamais installés vers Bambari, Ippy, Bria…», a t-il déclaré au RJDH. L’attaque de Liwa intervient après des représailles de Peulhs armés, le mercredi 18 juin, au village Ndachima, localité située à 35 km de la ville de Bambari sur l’axe d’Alindao, où plusieurs personnes avaient été tuées.

 



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