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Séléka: Moussa Dhaffane, ancien cadre de l’ex-Séléka dénonce!

Un processus de réconciliation déclenché il y a quelques jours entre les ex-Séléka et les Anti-Balaka ne fait pas unanimité au sein de la coalition Séléka

 

Abdoulaye Isseine et Patrice Edouard Ngaissona, respectivement coordonnateurs politiques des ex-Séléka et des Anti-Balaka, ont lancé un processus de réconciliation entre les deux mouvements. Une première réunion, qui s’est soldée par la désignation du Guinéen Béni Kouyaté comme médiateur principal entre les deux parties. Quarante-huit heures après, cette première rencontre entre les leaders des ex-Séléka et ceux des Anti-Balaka, le général Moussa Dhaffane, ancien président par intérim de l’ex Séléka, a publié une déclaration dans laquelle il dénonce le processus. Ce dernier a qualifié le processus de «démarche isolée de quelques membres de sa coordination provisoire, ayant abouti à un accord de dialogue et de réconciliation avec les Anti-Balaka en date du 16 juin 2014. Ce pseudo accord est considéré comme une démarche individuelle qui n’engage pas le Mouvement. Ni l’aile politique ni l’Etat-major Militaire de la Séléka ne sauraient se reconnaître dans une initiative biaisée qui n’a pas requis leur avis.»

 


© afriquenewsblog
Du côté de l’Etat-major, on dit n’avoir pas été impliqué dans l’initiative de Dhaffane
Contacté depuis Bambari, au début de l’après-midi, le général Joseph Zoundeko, chef d’Etat-major de l’ex-Séléka dit n’avoir pas été informé de l’initiative en question. Ce dernier a toutefois indiqué que ses éléments et lui ne sont pas contre de pareilles initiatives. « Nous voulons tous aller vers la réconciliation mais il me parait important que la coordination politique que nous avons élue puisse nous tenir au courant des initiatives qu’elle prend dans ce sens ». Le chef d’Etat-major de l’ex-Séléka ne s’est pas reconnu dans la déclaration que Moussa Dhaffane a publiée à ce sujet « Moussa Dhaffane n’a pas le droit de parler en notre nom. Il ne fait pas partie de la coordination politique. Donc ce qu’il a dit n’engage que lui mais nous ici, nous ne nous reconnaissons pas dans ce qu’il a dit».

Joint par le RJDH, le coordonnateur politique des ex-Séléka, Abdoulaye Isseine a également déclaré que Moussa Dhaffane n’a la qualité de remettre en question les engagements que la coordination politique prend. « C’est au nom de la coalition que j’ai pris cette initiative. Tout le monde veut la paix et c’est ce que nous sommes en train de faire ». Il a précisé que « tous ceux qui s’opposeront à cette volonté de paix, nous trouveront sur leur chemin. » Le coordonnateur politique de l’Etat-major n’a pas souhaité se prononcer sur la position de l’Etat-major mais il a noté que « tout le monde sera mis au même niveau d’information lorsque les choses seront bien avancées ». Dans l’entourage d’Abdoulaye Isseine, on confie qu’une mission se rendra bientôt à Bambari pour informer de manière officielle les éléments qui y sont présents.

Le processus de réconciliation entre les ex-Séléka et Anti-Balaka est piloté par l’ONG Pareto. Cette organisation a été créée en janvier 2014 par Emile Gros Raymond Nakombo, ancien candidat du Rassemblement Démocratique Centrafricain à la présidentielle de 2011.

 



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