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Centrafrique: un médiateur entre antibalaka et ex-Séléka

Le choix a porté sur le Guinéen Béni Diogo Kouyaté, vice-coordonnateur national de l'ONG centrafricaine Paix-Réconciliation-Tolérance (PARETO)

 

Les responsables de líex coalition rebelle seleka, contraints à abandonner le pouvoir en janvier dernier, et ceux des milices anti-balaka qui les ont longtemps combattus, síaccordent pour accepter le principe díune médiation afin de sortir le pays de cette longue crise. Un accord a été signé à Bangui, sous les hospices de líONG PARETO, chargée de cette médiation. Cíest ainsi quíaprès plus de trois heures de discussions, les leaders des Antibalaka et des ex-Séléka, les deux groupes armés en conflit en Centrafrique, ont désigné un médiateur dans la crise qui les oppose. Leur choix a porté sur le Guinéen Béni Diogo Kouyaté, vice-coordonnateur national de l'ONG centrafricaine Paix-Réconciliation-Tolérance (PARETO), à l'origine de ces échanges de haut niveau entre les deux mouvements. Les dirigeants des Antibalaka et des ex-Séléka ont par ailleurs décidé de mettre en place prochainement un comité conjoint de réflexion.

 


© aa.com.tr
image d'illustration
Pour le médiateur Béni Diogo Kouyaté, les deux groupes armés ont la volonté d'aller de l'avant. «Ils ont à véhiculer un message entre eux et au peuple centrafricain qui souffre aujourd'hui de leurs exactions. L'essentiel c'est que chaque partie reconnaisse son tort vis-à-vis des paisibles populations, l'essentiel c'est la volonté d'aller au dialogue mais surtout de demander pardon entre eux et demander pardon au peuple centrafricain», a-t-il dit. La délégation des ex-Séléka était conduite par le coordonnateur politique provisoire, Abdoulaye Hissen, tandis que les Antibalaka étaient conduits le coordonnateur général Patrice Edouard Ngaïssona.

Depuis le départ en janvier dernier de Michel Djotodia, chef de líex coalition rebelle, au profit de la présidente actuelle Catherine Samba-Panza, la RCA est contrôlée par deux forces armées rivales toujours prêtes à en découdre. A défaut díêtre désarmées de force, elles ont été tenues à distance par les forces internationales présentes dans le pays. Au nord, il y a les ex rebelles de la seleka qui ont récemment installé leur état-major à Bambari, au centre du pays. Au sud, il y a les anti-balakas, des milices composées de paysans et díanciens militaires fidèles au président déchu François Bozizé.

Líaccord a été paraphé coté seleka par líancien porte-parole Eric Massi, et coté anti-balaka par Patrice Edouard Ngaissona. Ce dernier a pourtant été destitué, un autre coordonnateur ayant été élu à sa place lors díun congrès à Bangui.

 



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