Archive

Mondial 2014: le Cameroun dispute son premier match face au Mexique, à Natal

Avant l'entrée en matière, de ce vendredi 13 juin 2014, où en sont les Lions Indomptables, et que peuvent-ils espérer?

 

CM 2014: le Brésil bat la Croatie en match d’ouverture
Avant d’analyser les chances de l’un des géants du football africain dans ce mondial brésilien, il est à signaler que le Brésil a battu la Croatie en match d’ouverture de la Coupe du Monde 2014 à Sao Paolo, trois buts à un (3-1). Les croates ont ouvert le score suite à une maladresse de Marcelo. Egalisation de Neymar et pénalty victorieux à 20 minutes de la fin suite à une faute imaginaire sifflée par l’arbitre Nishimura. Grand match d’Oscar qui a marqué le troisième but dans le temps additionnel.

 

Le Cameroun entre dans l’arène ce vendredi 13 juin
Qualifié au bénéfice d'un barrage bien négocié face à la Tunisie, le Cameroun avait précédemment bénéficié d'un coup de pouce sur tapis vert lors des éliminatoires (merci à la négligence du Togo !). Lors des matchs de préparation à leur septième phase finale, les Lions Indomptables ont alterné le bon (victoires face à la Macédoine et à la Moldavie, mais surtout un excellent nul face à l'Allemagne) et le moins bon (défaite contre le Paraguay, sans oublier la rouste subie au Portugal en mars). Bien arrivés au Brésil après 24 heures de psychodrame autour de l'épineuse question des primes, que peuvent-ils attendre de ce Mondial, dans un groupe qui les mettra aux prises avec le Mexique, la Croatie et le pays organisateur, vainqueur lors de son premier match de poule.

Les forces et faiblesses de l'équipe
Composé de joueurs titulaires dans de bons clubs européens, voire pour certains de Ligue des Champions, l’effectif du Cameroun ne manque pas d’atouts. Traditionnellement bien dotés en gardiens de but, les Lions Indomptables ont trouvé un dernier rempart solide en la personne du Franco-Camerounais Charles Itandje, passé par Lens et Liverpool. Devant lui, l’axe central composé de Joël Matip (Schalke 04) et de Nicolas Nkoulou (Marseille) a de quoi rassurer. L’entrejeu pose davantage question : dépourvu de vrais créateurs, le sélectionneur s’en remet à des joueurs à vocation défensive (Alexandre Song, Eyong Enoh, Jean II Makoun). Manquant de liant, l’équipe est donc souvent poussée à allonger le jeu, en cherchant directement les attaquants. Placé dans l’axe, le buteur d’élite Samuel Eto’o « décroche » parfois loin du but pour jouer les relayeurs. Doté côté droit d’un authentique ailier avec Benjamin Moukandjo (Nancy), les Lions comptent dans le couloir gauche sur les montées d’Henri Bedimo (Lyon), l’attaquant positionné sur ce côté (Eric-Maxim Choupo-Moting) étant un pur avant-centre. Pas dépourvu de talent(s), le onze camerounais n’est donc pas un modèle d’équilibre. Ce qui ne l’empêche pas, dans un bon jour, d’être capable de faire parler la poudre.

Le diagnostic
En 1990, jouer le match d’ouverture avait réussi au Cameroun. Cette année, c’est la Croatie qui s’est vu réserver cet honneur. Les Lions Indomptables ne débuteront que le lendemain face au Mexique. S’ils devront éviter d’hypothéquer ses chances d’entrée, ils auront l’avantage de jouer en connaissant le résultat de ses futurs adversaires, et notamment cette équipe croate régulière au haut niveau comme le Mexique. Le Cameroun n’a guère d’autre choix que de réussir ses deux premiers matchs, car tabler sur un résultat contre le grand favori brésilien lors du troisième paraît plus qu’hasardeux. Si le groupe, miné en 2010 par les querelles de clan (Eto’o contre Song), reste uni sous la houlette du très diplomate Volker Finke, et si le capitaine Samuel Eto’o ne passe pas en mode « melon indomptable » avec ses caprices de diva, pourquoi ne pas espérer ? Il s’agira à tout le moins de faire mieux qu’en 2010, quand les Lions avaient perdu tous leurs matchs sans jamais faire illusion. Au cas où les ils franchiraient cette fois l’obstacle, leur huitième de finale leur réserverait un adversaire redoutable, vraisemblablement l’Espagne, championne du monde en titre. Il sera donc difficile d’aller plus loin et de rééditer les exploits de Roger Milla et Cie, quart-finalistes de l’édition 1990.

 



Commentaire


Retour en haut