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RCA : líONU dénonce des crimes

Un rapport de l'ONU indique qu'il existe "suffisamment de preuves" pour affirmer que des deux côtés du conflit centrafricain, des crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont été commis.

 

Un rapport de l'ONU indique qu'il existe "suffisamment de preuves" pour affirmer que des deux côtés du conflit centrafricain, des crimes de guerre et crimes contre l'humanité ont été commis.

Cependant, il serait trop tôt pour parler de génocide ou de nettoyage ethnique.

En février, líONG Amnesty International a décrit le conflit comme un nettoyage ethnique et a critiqué la réponse internationale.

La RCA est au cúur de conflits religieux généralisés depuis l'an dernier. Tout a commencé lorsque des combattants de la Séléka, principalement musulmans, ont pris le pouvoir dans le pays à majorité chrétienne. Depuis, des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers d'autres ont fui le pays.

Le rapport préliminaire a été rédigé par une commission internationale d'enquête nommée par le secrétaire général de líONU, Ban Ki-moon, en janvier.

Le rapport a mis en garde: "Si la communauté internationale ne réagit pas avec rapidité et détermination, en envoyant plus de forces de maintien de la paix en RCA, nous pourrions bientôt faire face à une situation qui va rapidement se détériorer et provoquer un génocide et un nettoyage ethnique."

 


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"Expulsés de force"

Amnesty International s'oppose à ces constatations.

Dans un e-mail envoyé à l'agence de presse AP jeudi, la conseillère principale en ce qui concerne la réponse à la crise, Joanne Mariner, a écrit: "Je dirais que (...) le rapport ne tient pas compte du fait que le déplacement massif de la population musulmane en République centrafricaine n'est pas simplement une conséquence, mais líobjectif même des violences."

Elle a affirmé que les milices chrétiennes "níont fait aucun mystère de leur intention de tuer ou díexpulser de force tous les musulmans des zones sous leur contrôle".

Líinstabilité en RCA a éclatée l'année dernière, après la prise de pouvoir par Michel Djotodia. Celui-ci a démissionné en janvier sous pression diplomatique, mais les violences entre milices chrétiennes et groupes musulmans ont continué.

L'ONU affirme que 1,3 millions de personnes - un quart de la population - ont besoin d'aide.


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