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l'ONU redemande aux milices et aux ex-rebelles de déposer les armes

le général Babacar Gaye, a appelé une nouvelle fois les milices anti-balaka et les ex-rebelles Séléka au désarmement, lors d'une conférence de presse jeudi à Bangui.

 

Le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye, a appelé une nouvelle fois les milices anti-balaka et les ex-rebelles Séléka au désarmement, lors d'une conférence de presse jeudi à Bangui.

"Je réitère ici l'appel que j'ai déjà lancé au nom du secrétaire général des Nations Unies. Il faut que les anti-balaka rentrent dans la légalité", a déclaré le général Babacar Gaye.

"Il faut qu'ils déposent les armes. Il faut qu'ils se tiennent prêts à retourner, pour ceux qui ne sont pas originaires de Bangui, dans leurs communautés d'origine. Nous sommes prêts à les y aider", a-t-il dit.


 


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Le représentant de l'ONU a également appelé les ex-Séléka, qui avaient pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 à Bangui, "à se tenir prêts à entrer dans le Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) (...) en s'engageant immédiatement à respecter l'autorité de l'Etat".

"Il y a hors de la capitale des dynamiques locales qui sont malheureusement à l'origine d'exactions graves contre les populations", a-t-il expliqué.

"Le gouvernement après ses 100 premiers jours, est en train avec beaucoup de courage de faire un bilan d'étape et de relancer son action", a ajouté Babacar Gaye.

La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, opposant les hommes de la Séléka, majoritairement musulmans, aux milices chrétiennes anti-balaka.

Ces groupes armés ont multiplié les exactions sur les civils, faisant des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Le Premier ministre de transition centrafricain, André Nzapayéké, a annoncé le 12 mai que son gouvernement serait "réaménagé dans les prochains jours", pour tenter de faire face aux violences intercommunautaires persistantes.


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