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RCA : les anti-balaka se disputent le rôle de coordonnateur général

À Bangui, le mouvement anti-balaka qui règne en maître et en horreur depuis la chute de lancien président de transition, Michel Djotodia, ne parle plus le même langage.

 

Le nouveau nom qui vient dapparaître à lissue dune réunion qui a eu lieu la semaine dernière, rend furieux lancien dirigeant, Patrice Édouard Ngaissona, qui parle de mascarade

Ce nouveau nom, cest celui de Sébastien Wénezoui, un anti-balaka basé au camp de déplacés de Mpoko qui dit avoir été porté à la tête du mouvement. Il a affirmé que Ngaissona, qui devient désormais son adversaire, nest plus le coordonnateur général des anti-balaka. « On la pris au début comme un responsable politique mais il y a un problème : nous ne voulons pas que notre mouvement prenne une tournure politique. Notre mouvement avait un but, qui était de faire partir Djotodia du pouvoir, et cet objectif a été atteint. Nous voulons garder notre crédibilité, nous ne sommes pas des politiciens. La première chose que nous envisageons de faire, cest de chercher à réconcilier le milieu musulman et le milieu chrétien », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a annoncé quil souhaitait travailler avec les séléka et les représentants de la communauté musulmane en vue de publier une déclaration conjointe appelant à la fin des affrontements. « Chaque chef doit contrôler ses éléments sur le terrain. Je les appelle à se comporter de manière responsable. Un élément des anti-balaka qui agresse un musulman, nous serons obligés de le remettre à la gendarmerie », a-t-il précisé.


 


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De son côté, Patrice Édouard Ngaissona a répliqué en balayant dun revers de la main la déclaration qui nomme son rival, et dit avoir gardé sa place de coordonnateur du mouvement. Il a insisté sur les risques de conflit interne que cette situation fait peser.

Sur le plan diplomatique, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a effectué dimanche une visite de quelques heures, la quatrième du genre à Bangui, où il sest entretenu avec la présidente de transition Catherine Samba Panza. Il sest rendu ensuite au Camp Mpoko où est basée la force de lopération militaire française Sangaris.

La visite du ministre français intervient quelques jours après le meurtre de Camille Lepage. La journaliste reporter française a été assassinée alors quelle effectuait un reportage dans louest de la Centrafrique, en compagnie des anti-balaka.


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