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RCA: les déplacés invités à regagner leurs domiciles à cause des pluies

Sur 69 sites de déplacés répertoriés en février, 43 sites restent occupés par les populations qui hésitent à regagner leurs domiciles à cause de l'insécurité

 

Lors d'une rencontre tenue à Bangui avec les délégués des déplacés internes en présence des organisations humanitaires, Mme Samba-Panza a déclaré craindre que la saison des pluies, qui a commencé en mars, vient compliquer davantage les conditions de vie des populations, qui ont déserté leurs maisons pour fuir les violences persistantes en Centrafrique, plus d'un an après la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Séléka et plus de trois mois après la démission forcée de leur leader Michel Djotodia des fonctions de chef de l'Etat par intérim. «Je crains qu'avec les pluies, le cortège de maladies s'en mêle» , a déclaré la présidente de transition. Cíest la raison pour laquelle, Mme Catherine Samba-Panza a invité mercredi les personnes déplacées à regagner progressivement leurs domiciles. En cause, la saison des pluies qui pourrait provoquer d'autres crises sanitaires.

 


© flickr.com/photos
(Image d'illustration) Mme Catherine Samba-Panza
Contre près d'un million en décembre 2013, environ 625.000 Centrafricains vivent aujourd'hui dans des camps de déplacés à Bangui et d'autres villes du pays, suite aux violences perpétrées par des groupes armés dont les ex-rebelles de la Séléka et surtout les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) déclarées «ennemi de la paix» par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous autorité africaine (MISCA), une force déployée par l'Union africaine (UA) en vue d'aider à restaurer la paix et la stabilité. La Croix-Rouge centrafricaine a dénombre environ 1.400 victimes de ces violences et 960 blessés depuis décembre jusqu'en mars dernier.

Sur 69 sites de déplacés répertoriés en février, 43 sites restent occupés par les populations qui hésitent à regagner leurs domiciles à cause de l'insécurité. Certains parmi eux disent n'avoir pas où aller, après la destruction de leurs maisons par les groupes armés. «La situation de l'eau fait que l'accès humanitaire devient difficile. Nous avons identifié des sites alternatifs pour les déplacés et des sites proches de chez eux , a indiqué Andrew Cusack, chargé de la gestion des sites au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Sous des tentes de fortune, des milliers de personnes dorment à même le sol, sur des nattes, des morceaux de carton, avec la possibilité de voir le vent emporter les toitures et les eaux de pluie inonder leurs habitations.

 



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