Archive

Centrafrique: Bangui sans carburant depuis 5 jours

Les personnels de la SOCASP affirment quíils lèveront le blocus au niveau des dépôts une fois leur salaire sera versé

 

La majorité des stations-services sont fermées
Une pénurie díessence sévit à Bangui, la capitale centrafricaine depuis plusieurs jours en raison díune grève du personnel de la société centrafricaine de stockage de produits pétroliers. Une file interminable de véhicules dont la plupart sont des taxis síest dressée devant les trois stations de la capitale. «Nous sommes là depuis plus de 72 heures», a expliqué un des usagers qui attendent sur les lieux díapprovisionnement depuis plusieurs jours.

 


© storage.canalblog.com
La station Total du PK0 à Bangui
La pénurie est à sa cinquième journée.
«Nous subissons de plein fouet les conséquences de la grève du personnel de la SOCASP, la société centrafricaine de stockage de produits pétroliers», a expliqué René Pierre Sokambi, délégué des conducteurs des taxis et bus. Il a ajouté que ceux qui gèrent le dépôt de Kolongo sont en grève parce quíils níont pas perçu leurs salaires, ils ont érigé des barricades empêchant les camions díentrer et de sortir avec du carburant». «Il faut deux jours dans une station díessence pour avoir 20 litres, et 20 litres, vous savez, cíest la consommation minimale díun taxi par jour, donc ça joue pleinement sur le chiffres díaffaires» a expliqué un conducteur de taxi dans la queue à la pompe. «Nous sommes bouleversés, il níya pas de circulation» síest plaint un autre l'air découragé. Les conducteurs ne sont pas les seuls à se plaindre de la situation.
Les usagers aussi car qui dit pénurie díessence, dit rareté de voitures et donc difficultés de transport.

Les tarifs connaissent une sérieuse inflation rapide
Le correspondant de la BBC décrit des scènes de bousculade. Contacté par téléphone, líun des délégués du personnel de la SOCASP affirme quíils lèveront le blocus au niveau des dépôts une fois leur salaire versé. Du côté du ministère des mines, on affirme que líétat de salaires du personnel de cette société paraétatique se trouve déjà depuis quelques jours sur la table du Premier Ministre. Conformément à un décret de la présidente de transition, le chef du gouvernement doit díabord marquer son accord avant toute sortie de fonds au trésor.

 



Commentaire


Retour en haut