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MINUSCA: le gouvernement centrafricain salue la résolution des Nations Unies

Il souhaite également l’allègement de l’embargo sur les armes afin de pouvoir équiper ses forces de défense et de sécurité nationales

 

Le ministre des Affaires étrangères de la Centrafrique (RCA), Toussaint Kongo-Doudou, s’est félicité jeudi, 10 avril de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) d’une résolution sur le déploiement d’une opération de maintien de la paix dans son pays. Evoquant «une étape décisive dans le processus de rétablissement de la sécurité et de la paix et donc, de la stabilisation de la RCA», le ministre a également salué l’action menée sur le terrain par la force africaine de la MISCA et l’opération Sangaris de la France. Elles ont «permis d’éviter le pire à Bangui et dans l’arrière-pays», a dit M. Kongo-Doudou. Néanmoins, ces forces sont insuffisantes, a estimé le ministre centrafricain des Affaires étrangères, qui a réclamé le renforcement de la MISCA, «en prélude au déploiement de cette opération de maintien de la paix, à hauteur de 3.000 hommes».

 


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S.E.M. Toussaint Kongo Doudou, ministre centrafricain des Affaires étrangères, le 10 avril au Conseil de sécurité des Nations unies à New York
Le gouvernement centrafricain souhaite également l’allègement de l’embargo sur les armes afin de pouvoir équiper ses forces de défense et de sécurité, a poursuivi le ministre. Le but restant de rétablir la sécurité et l’ordre public, afin de «créer le cadre nécessaire qui puisse faciliter le dialogue». Toujours selon M. Kongo-Doudou, «il revient aux Centrafricains de s'asseoir ensemble, de dialoguer afin de trouver d'une manière durable les solutions aux multiples crises qu'a connu le pays».

Attendre 11 800 casques bleus en septembre: c’est trop long!
Plus de casques bleus sont attendus en septembre en République centrafricaine, en renfort à la MISCA. C’est une bonne nouvelle. Mais l’initiative annoncée par les Nations Unies à New York, génère une inquiétude ; qui se concentre sur la date du déploiement des Forces onusiennes. Il est manifeste que « septembre », date de l’arrivée des 11 800 casques bleus est trop éloignée. D’avril à septembre, les signaux d’alerte, de dangers, en provenance de Centrafrique sont très visibles, par la flambée de la violence, surtout à l’intérieur du pays. Et les milices anti-Balaka pourraient prendre de l’avance, et même couper la Centrafrique en deux. Les 11 800 casques Bleus gagneraient la bataille de «sécurisation » de la République centrafricaine, si les militaires onusiennes dotés d’une légitime force massive, arrivaient à temps. D’avril à septembre, la longue attente des populations centrafricaines, pourrait brouiller dangereusement la mission et les résultats du Conseil de sécurité.

 


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Plus de 11.800 Casques Bleus, en Centrafrique, c’est une bonne nouvelle. Mais elle est lente. 5 mois de temps d’attente, promet une remontée de la violence à Bangui et à l’intérieur de la Centrafrique. Cela accroitra sans doute l’exode massif des Centrafricains vers le Cameroun ou le Tchad. Seleka et Antibalaka n’ont pas encore dissipé les doutes sur leurs capacités de nuisance. Séléka et antibalaka ont une réputation de sommité, en matière de batailles militaires. C’est la raison pour laquelle, les 11 800 casques bleus doivent être «sévères» ; mais doivent rester fidèle à la ligne de «neutralisation» des Nation Unies. Nul ne peut nier la présence salutaire des 18.800 casques bleus en Centrafrique, aussi forgés pour la paix. Mais ils doivent partager la «chicotte» et la «carotte» avec les Seléka et les antibalaka, attachés aux armes et à la religion.


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