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Frontière avec le Tchad: des morts et des blessés à la suite díune attaque

Poreuse, la frontière entre la République centrafricaine et le Tchad est perméable aux groupes rebelles, dont des hommes armés qui ont investi les villages frontaliers

 

Au moins sept personnes ont été tuées dimanche et 21 autres blessées après une incursion d'hommes armés assimilés à l'armée régulière tchadienne au village Ngbengbere, situé à 45 km de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, a-t-on appris d'une source municipale de la ville de Paoua voisine. «Il sont venus à bord de sept véhicules et trente et une motos. Ils ont tout brûlé dans le village, ne laissant que l'église. Le bilan fait état de 7 morts et 21 blessés et plus de 500 maisons incendiées. Aussitôt, ils sont repartis au Tchad», a rapporté Max Bataillon, 2e adjoint au maire de Paoua.

 


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Image d'illustration
Cette attaque intervient après le retrait de 200 soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) vendredi à Bangui, suite à la décision prise par les autorités de N'Djamena de retirer leurs troupes de cette force africaine chargée d'aider à restaurer la paix et la sécurité dans ce pays d'Afrique centrale. Le Tchad comptait 850 hommes sur les 6.000 de la MISCA. Ces soldats sont accusés de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka qui ont renversé François Bozizé le 24 mars 2013 et ont brillé par des pillages et des exactions à l'égard de la population.

Poreuse, la frontière entre la République centrafricaine (RCA) et le Tchad est perméable aux groupes armés. «Nous demandons aux autorités de la transition de veiller à la sécurisation de la frontière entre les deux pays voisins car, la frontière est libre et des groupes armés venus du Tchad ne cessent de commettre les violences sur la population», a plaidé à Xinhua Guy Motouri, responsable d'une Ong à Ngbengbere. Ces hommes armés ont investi les villages frontaliers depuis jeudi.

«[i Le maire et le sous-préfet, tous des intérimaires, ont fait mouvement vers la base de la MISCA à Paoua pour les informer de la présence de ces assaillants. Mais aucune solution n'est trouvée jusqu'à ce jour», s'inquiète Max Bataillon. Une source du ministère de la Sécurité publique a confié que le pouvoir de Bangui se réserve de faire une déclaration sur cet acte qu'il considère comme une «provocation».

 



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