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Paul Biya: «La situation qui prévaut en Centrafrique nous préoccupe»

Je tiens particulièrement à remercier l’Organisation des Nations Unies, la France et l’Union Européenne pour leur intervention aux côtés de l’Afrique dans ce pays frère

 

Excellences, Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement
Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies,
Monsieur le Président du Conseil européen,
Monsieur le Président en exercice de l’Union Africaine,
Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,
Monsieur le Président de la Commission de l’Union Européenne,
Mesdames et Messieurs,

 


© africapresse.com
Paul Biya, président de la République du Cameroun
Je voudrais d’abord féliciter les initiateurs de la présente réunion sur la situation en République Centrafricaine. En tant que pays voisin, le Cameroun s’en préoccupe au plus haut point. Je tiens particulièrement à remercier l’Organisation des Nations Unies, la France et l’Union Européenne pour leur intervention aux côtés de l’Afrique dans ce pays frère. L’objectif de cette action concertée était de rétablir la paix, l’ordre et la sécurité en Centrafrique. De la sorte, nous espérions prévenir le chaos qui pointait à l’horizon, protéger les populations innocentes et sans défense, prises en otage par les bandes armées de la Seleka et des Anti-Balaka.

Au regard de la violence qui persiste sur le terrain, il y a lieu d’en conclure que nos efforts pour sauver la RCA s’avèrent insuffisants. Les interventions entendues, en particulier celle de Madame la Présidente de Transition de la RCA, ont eu le mérite de nous faire prendre la pleine et exacte mesure de la gravité d’une situation qui se dégrade au jour le jour. Nous devons donc décider, décider vite et bien. Nous devons agir.

Premièrement, il nous faut tenir toutes les promesses faites en ce qui concerne l’aide financière, humanitaire et l’envoi des troupes. Deuxièmement, nous devons agir au niveau de l’ONU. Je me félicite de la suggestion récente du Conseil de Sécurité de transformer la MISCA en une opération de maintien de la paix de grande ampleur, avec plus d’effectifs et de moyens.

Depuis janvier 2014, le Cameroun réclame une telle transformation. Madame la Présidente de Transition, Son Excellence Samba Panza, l’appelle de tous ses vœux. Nous invitons tous les pays amis de la RCA et l’ensemble de la communauté internationale à appuyer cette idée. Il faut aider le Conseil de Sécurité à en accélérer la mise en œuvre. Je voudrais à cet égard saluer l’action de la France et l’engagement du Secrétaire Général des Nations Unies. L’heure est à l’action. Mettre fin à la guerre en RCA est un impératif catégorique. Il en va de la stabilité de tous les pays voisins, de toute la sous-région, de la paix en Afrique.
Je vous remercie.

 



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