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Centrafrique: liesse et joie à Bangui lors du départ des soldats tchadiens

Une grande partie de la population de la capitale centrafricaine a laissé éclater sa joie, vendredi 4 avril, au passage des convois tchadiens quittant la ville

 

La population de la capitale centrafricaine ne cachait pas, vendredi, 04 avril sa satisfaction de voir líarmée tchadienne se retirer de la force africaine en Centrafrique (Misca), accusée de soutenir les rebelles de la Séléka, à majorité musulmane. "Ils sont un obstacle pour la paix! Nous voulons leur départ du pays !", síemporte un Centrafricain dans les rues de Bangui. Une grande partie de la population de la capitale centrafricaine a laissé éclater sa joie, vendredi 4 avril, au passage des convois tchadiens quittant la ville.

 


© afp
La joie des populations dans les rues de Bangui
NíDjamena a fait savoir, la veille, que le Tchad renonçait à sa participation à la Misca, la mission de maintien de la paix de líUnion africaine en Centrafrique, dénonçant "une campagne gratuite et malveillante" contre ses troupes. Les soldats tchadiens sont régulièrement accusés de prendre le parti des rebelles de la Séléka, composés essentiellement de musulmans. La population chrétienne et les anti-Balaka se sont toujours montrés très hostiles à leur égard. LíONU les a en outre accusés díavoir gratuitement abattu la semaine dernière une trentaine de personnes.

"Il est demandé à la population de rester chez elle"
Cíest donc dans une ambiance tendue et sous les regards de quelques chrétiens massés sur le bord de la route que les convois de NíDjamena ont quitté la capitale. "Les rues sont désertes, il a été demandé à la population de rester chez elle. Les convois tchadiens sont escortés par des contingents de la Misca et ceux de líopération Sangaris [force française en Centrafrique, NDLR]. Líitinéraire níest pas sans danger", raconte Tatiana Mossot, correspondante de FRANCE 24 en RCA. "Après le départ de ces convois, il ne devrait rester aucun soldat tchadien dans la ville de Bangui", a déclaré de son côté le général Martin Tumenta Chomu, commandant de la Misca. Síil en reste un, ce sera considéré comme de líindiscipline", a-t-il prévenu. Même la presse de Bangui semblait se réjouir de ce départ. "Adieu les oppresseurs et les envahisseurs de la RCA à la solde díIdriss Déby Itno [le président tchadien]", titrait ainsi, vendredi, le quotidien "Centrafric matin".

 



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