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Les diamants centrafricains inquiètent à Yaoundé

Exclu du processus de Kimberley en mai 2013, les pays de la sous-région examinent la mise en úuvre des mesures prescrites à la RCA, gages de leur maintien eux-mêmes dans ce processus

 

La République centrafricaine a été exclue du processus de Kimberley du fait de la crise qui déstabilise le pays et altère le contrôle des diamants dans les bassins de production. La porosité des frontières avec les pays voisins a amené la hiérarchie du processus de Kimberley à demander une concertation avec les pays frontaliers de la RCA : Cameroun, Congo, République démocratique du Congo.

 


© journaldebangui.com
La rencontre de Yaoundé (31 mars -01er avril 2014) est par ailleurs la conséquence du flux important de réfugiés centrafricains, les plus nombreux parmi les 110.000 réfugiés identifiés officiellement par le gouvernement ces derniers mois, qui ont choisi le Cameroun comme asile. «Le Cameroun et la Centrafrique sont voisins. La zone frontière se trouve être la zone minière pour le Cameroun. Quand il y a débordement des populations quand il y a quelque violence que ce soit, le reflux des uns laisse la place vide aux autres. Si ceux-ci se trouvent être des exploitants miniers, il y a le risque que quíils occupent des sites et mettent sur le marché un produit qui aurait dû être sécurisé autrement », a déclaré le ministre des Mines, de líIndustrie et du Développement technologique, Emmanuel Bonde, sur les ondes de la radio publique nationale.

Pour sécuriser ses diamants, les autorités administratives indiquent avoir recruté des points focaux sur ses principaux sites de production et des représentants dans les aéroports pour assurer la traçabilité des diamants qui entrent et sortent du Cameroun. la Centrafrique a été exclue du processus de Kimberley sous réserve de líapplication díun certain nombre de mesures. « Il est question pour nous de vérifier la faisabilité de cette feuille de route, de pouvoir líappliquer de part et díautre afin de nous prémunir nous-mêmes de ces agitations et de permettre la réadmission de la Centrafrique au processus de Kimberley », explique Emmanuel Bondé.

Le système de certification du processus de Kimberley (Scpk), en vigueur depuis novembre 2002 et avalisé par líAssemblée générale des Nations Unies, impose à ses participants de nombreuses conditions avant la certification de leurs diamants bruts. Le Scpk vise à síassurer que les diamants issus de pays en conflit (diamants de sang) níarrivent pas sur le marché légal. Et que ceux qui sont commercialisés ne servent pas à financer des guerres. Cíest un système qui vise à la transparence des industries extractives dans les Etats et gouvernements membres au processus.

 



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