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Bangui: deux militaires FACA sous les verrous

Se présentant comme des Burundais de la MISCA ils ont été pris la main dans le sac au cours díun braquage à Lakouanga

 

Deux militaires des Forces Armées Centrafricaine (FACA), à savoir : le sergent Bay Albert Tanguy, matricule 2009-1-1086 et le soldat de 2ème classe Adouaka Ibourouféï Géry, matricule 2009-1-1049, ont été interceptés au quartier Lakouanga par des éléments de líUnité de Police Constituée du Congo, lors díune patrouille de sécurité dans la circonscription du 2ème Arrondissement de Bangui, et dénoncés par le Colonel Otsaga Patrice, Commandant de la composante Police de la MISCA, à Bangui. Deux militaires des FACA se présentant comme des Burundais de la MISCA, ont été pris la main dans le sac au cours díun braquage à Lakouanga

 


© acap-cf.info
Image d'illustration
Líobjet de cette dénonciation était díapporter la preuve contraire des allégations selon lesquelles les éléments burundais de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) troqueraient leurs équipements militaires contre de líargent à des sujets musulmans pour des actes subversifs vis-à-vis des communautés chrétiennes habitant à Bangui, la capitale de la République Centrafricaine. Selon les renseignements pris par líACAP auprès de la population et relayés par le Commandant de la composante Police de la MISCA, MM. Bay et Adouaka Ibourouféï se seraient présentés comme étant des sujets musulmans déguisés par les éléments burundais pour «commettre des exactions auprès des antibalaka ou des chrétiens».

Mais díaprès les propres renseignements de la MISCA, soutenus par le Colonel Patrice Otsaga, il síagit plutôt des militaires des FACA, carte díidentité militaire à líappui, qui se sont vêtus de tenue militaire de líarmée sud-africaine et « qui se livrent à des exactions contre la population centrafricaine». Les activités subversives de ces militaires indélicats comprendraient les actes de braquage et díextorsion de fonds et díactes de violence vis-à-vis de la population civile. Pour conclure, le Colonel Otsaga a fait allusion au «doute émis par la communauté internationale quant à la fiabilité de la moralité des militaires des FACA devant intervenir aux côtés des éléments de la MISCA et des Sangaris au cours des opérations de pacification de la République Centrafricaine».

 



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