Archive

Gabon: Un Centrafricain pris dans les mailles de la gendarmerie

Romaric Pandema a été appréhendé en possession de plusieurs fausses pièces identité

 

Le Gabon ne sera jamais une ingouvernable pétaudière. Cette vérité, Romaric Pandema, sujet centrafricain, vient de l’apprendre, lui qui, telle une pandémie, s’était insinué dans le corps social de ce paisible pays d’Afrique centrale, traversé par l’Equateur et baigné par l’Atlantique, pour y semer la confusion. Pandema est né le 27 mai 1986 à Bangui, capitale administrative et politique de la République Centrafricaine. Il quitte son pays et se lance dans l’aventure. Il arrive au Gabon en 2002, en passant par la frontière sud et atteint vite le Haut-Ogooué. De manière clandestine. Il a déclaré être à la recherche son frère. Vérité ou mensonge? Lui seul sait. Il traverse le Gabon et rejoint Libreville. Il prend ses quartiers à Plaine Orety. Là, Romaric Pandema va se lancer dans de nombreuses activités. Parce que la fin et la faim justifient les moyens. Artiste-peintre-dessinateur, l’homme de Bangui se lance dans les affaires grâce à de multiples contacts qu’il a réussis à avoir. Installé confortablement, Romaric s’offre les services d’un sujet camerounais du nom de Brice. Il lui demande de lui établir une carte d’identité nationale (CNI). Ce qui est fait. Dans cette pièce, Romaric Pandema porte un nom fang. Il s’appelle Stane Romaric Ondo-Biloghe, né le 27 mai 1986 à Bisso-bilam. Pour avoir cette pièce, le Centrafricain aurait déboursé plus de 100 000 francs.

 


© google-images.fr
Selon lui, au regard des difficultés rencontrées, il décide de quitter le Gabon. Ainsi, le mercredi 15 décembre 2010 en matinée, il embarque pour la frontière nord, lui qui aime les frontières. Il passe la nuit à Bitam, la ville des Trois frontières. Au moment où il tentait de sortir du territoire national, il est interpellé par les éléments de la brigade de gendarmerie d’Eborro. Ils se sont rendu compte que le récépissé provisoire présenté par Stane Romaric Ondo-Biloghe était un faux. Romaric Pandema venait d’être rattrapé par sa propre histoire conçue de fil blanc. Lorsqu’il a été appréhendé par la maréchaussée, l’homme venu de l’ex-Oubangui-Chari avait sur lui de nombreux effets estimés à plusieurs millions de francs. Dans ses effets personnels, un autre récépissé provisoire, authentique, appartenant à Moise Nguema-Nzué, né le 18 avril 1959 à Tom Weigne, instituteur, BP: 2124 Libreville, a été trouvé. Qu’allait-il en faire? Là encore, lui seul connait la réponse. L’intéressé sera présenté au parquet d’Oyem à l’issue d’une enquête rondement menée.

 



Commentaire


Retour en haut