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Insécurité: un sénégalais tué en Centrafrique

Selon des témoins, un autre sénégalais serait également blessé. Ils demandent leur rapatriement par le gouvernement sénégalais

 

La dépouille mortelle de Mamadou Diop est à peine rapatriée des Etats-Unis où il est mort après avoir été criblé de balles, qu’un autre sénégalais est tombé hier dimanche. Cette fois-ci en Centrafrique où un autre est aussi blessé. En proie à la peur, les Sénégalais par la voix de leur porte-parole, Thierno LY réclament la tête de Sory Kaba, Directeur général des Sénégalais de l’extérieur qu’il accuse d'incompétence. Mais avant tout, il s'agit pour l'Etat du Sénégal d'organiser leur rapatriement.

 


© afp.com/Ashraf Shazly
Image d'illustration
Le sénégalais tué d’une balle perdue s’appelle Omar BA. Atteint à la poitrine, il est originaire de la région de Matam, dit Thierno LY qui interpelle l’Etat du Sénégal sur le cas de Ibrahima Dème, originaire pour sa part de Ourossogui et qui s’est retrouvé avec des blessures graves suite à une agression à la machette. Ce, avant de torpiller la gestion de Sory Kaba dont il réclame la démission. Selon le porte-parole sur les ondes de la Sud fm, des Sénégalais en Centrafrique, ce dernier ne sait rien de leurs souffrances en Centrafrique. Les Sénégalais ne sont pas qu’à Bangui, ils sont coincés dans les régions et au moment du rapatriement, ils ne pouvaient pas bouger de ces contrées sous peine d’être tués.

En janvier dernier, Ousmane Kâ, un Sénégalais vivant à Bangui avait annoncé qu’un originaire de Wendou Bosséabé (région de Matam), a été poignardé avant d’être pris en charge des agents de Médecins sans frontières qui ne pouvaient toutefois pas faire grand-chose car dans l’hôpital, il n’y avait ni médicament, ni nourriture dans la ville ». La Centrafrique déchirée par des violences inter-religieuses opposant les musulmans aux chrétiens, le Sénégal avaient rapatrié pas moins de 300 compatriotes en début janvier. Mais près de 260 Sénégalais réclament l’aide de l’Etat. A défaut du Sénégal, ils veulent être évacués au Tchad comme des milliers de centrafricains.

 



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