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Boda: échec díune tentative de réconciliation entre musulmans et non-musulmans

Le conseiller spécial à la Primature, Joachim Kokaté, faisait partie díune délégation des autorités administratives et militaires qui síest rendue dans la localité la semaine dernière

 

Le climat de confiance níest pas au beau fixe entre les communautés musulmanes et non-musulmanes de Boda, localité située à environ 150 kms au sud de Bangui. Cíest ce qui ressort de la conférence de presse animée lundi 17 mars par le conseiller spécial à la Primature Joachim Kokaté, lui-même un des leaders de la milice Antibalaka. Après les tueries du 28 janvier 2014, la cohabitation est devenue difficile entre ces deux communautés. Le conseiller spécial à la Primature, Joachim Kokaté, faisait partie díune délégation des autorités administratives et militaires qui síest rendue dans la localité la semaine dernière. Líoccasion a permis à ce dernier de se rendre à líévidence que les deux communautés ne sont pas prêtes à se réconcilier, «Boda est divisée. A líentrée de la ville, se trouvent les musulmans et de líautre côté les non-musulmans. Musulmans et non-musulmans ne sont pas prêts de vivre ensemble».

 


© bozoumfr.blogspot.fr
Image d'illustration
Joachim Kokaté a relevé que «Les natifs de Boda níont pas compris pourquoi après le retrait des combattants Séléka le 28 janvier dernier, les musulmans ont fait usage des armes pour les attaquer, les tuer et brûler leurs maisons», ajoutant que le gouvernement est en train de faire un travail dans ce sens. «Nous allons travailler à cela pour que la paix revienne à Boda», mentionne-t-il. «Nous avons réussi à signer un accord de paix avec les Antibalaka qui coopèrent avec les Sangaris pour que nous puissions avoir un début de confiance dans la ville», a-t-il fait savoir à RNL. Les habitants de la ville joints au téléphone par RNL, ont affirmé que les propos tenus par Joachim Kokaté ne sont nullement les conclusions de la rencontre tenue dans la localité. Líinformation selon eux, est que les natifs ont demandé aux ressortissants Tchadiens de repartir dans leur pays díorigine, et de ne revenir que lorsque les institutions étatiques seront restaurées.

 



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