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Bangui: le personnel contractuel de l’Hôpital de l’Amitié entre en grève

Il réclame le paiement de 11 mois d’arriérés de salaires. Un préavis a été communiqué à la direction générale, qui reconnait que les manifestants ont droit de proclamer leur mécontentement

 

Après le dépôt du préavis, l’administration a entamé des négociations en versant le reliquat des fonds payés précédemment. Mais ce geste n’a pas convaincu le personnel contractuel, qui a finalement cessé les activités hier mardi, 18 mars 2014. Le Secrétaire du collectif du personnel contractuel, Vianney Ngbangayéma, a fait savoir que l’échec des négociations se justifie par la non-satisfaction de l’unique point de revendication de ces agents, qui est le paiement total de leur onze mois d’arriérés de salaire. Pour lui, le paiement du reliquat représente «une goutte d’eau dans la mer. Ce qui ne peut atténuer la souffrance des membres du collectif. Le versement de ce reliquat n’a pas bénéficié à tout le monde, car les trois quarts du personnel n’en ont pas reçu, ce qui fait que la grève est devenue inévitable».

 


© RJDH-RCA
La façade de l’hôpital de l'amitié à Bangui
Brice Parfait Fizoua, directeur par intérim de l’Hôpital de l’Amitié, déplore le fait que ce personnel ait mis en œuvre sa menace de grève, mais reconnait l’insatisfaction des contractants. Selon les dernières nouvelles, les responsables de l’Hôpital de l’Amitié et les représentants du collectif du personnel contractuel étaient conviés ce matin au ministère de la Santé publique, des Affaires sociales et de l’Action Humanitaire pour une autre séance de négociations. L’issue de la rencontre n’est pas encore connue.

Au total 129 agents contractuels travaillent à l’hôpital de l’Amitié. Ceux-ci interviennent dans les secteurs de la restauration, de l’assainissement, du gardiennage, des services financiers et dans tous les services des soins de cet important centre hospitalier de la capitale. La manifestation a déjà eu des répercussions négatives, car les activités ont été paralysées dans tous les services appuyés par ces agents contractuels. «Cette première phase de grève va durer trois jours. Elle va se poursuivre si les négociations n’aboutissent pas à un résultat satisfaisant», a précisé Vianney Ngbangayéma.

 



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