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Le message de campagne du Candidat Ange-Félix Patassé

Il a été président de la République Centrafricaine de 1993 à 2003 et veut le redevenir!

 

Sous la présidence de François Bozizé, la situation de la République Centrafricaine n’a cessé de se dégrader depuis 2003. Le gouvernement et les groupes rebelles se font la guerre, et la tristement célèbre Armée de Résistance du Seigneur ougandaise (Lord’s Resistance Army ou LRA) répand la terreur et la frayeur autour d’elle en perpétrant des centaines et des centaines de raids. Un cessez-le-feu décrété par le président François Bozizé avec quatre des cinq groupes de rebelles en décembre 2008 n’a tenu que quelques mois.

En 2010, les combats ont dégénéré: on reproche à Bozizé de ne pas intégrer les chefs des rebelles à la politique nationale. L’un des chefs des rebelles, Charles Massi, est même assassiné aux mains de la police le 8 janvier 2010. D’une manière générale, l’ordre public a presque totalement disparu: il y a quelques semaines seulement, la Cour constitutionnelle Centrafricaine a confirmé qu’Ange-Félix Patassé et cinq autres candidats étaient «autorisés» à se présenter aux élections présidentielles.

 


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Ange Félix Patassé, la candidat indépendant
La République Centrafricaine ne doit pas sombrer plus avant dans le chaos. Ange-Félix Patassé a été président de la République Centrafricaine de 1993 à 2003 et veut le redevenir. Il fait preuve d’autocritique. En 2003, pour se défendre contre le coup d’État de son successeur Bozizé, Ange-Félix Patassé a notamment fait appel à 1 500 mercenaires du Congo voisin. Leur intervention fait l’objet d’une enquête de la Cour Pénale Internationale (CPI): l’ancien Vice-président du Congo Jean-Pierre Bemba est actuellement jugé à La Haye pour les crimes commis par ses troupes en République Centrafricaine. Aujourd'hui, Patassé ne ferait plus appel à des troupes étrangères dans son pays. J’ai appris de mes erreurs. Nous avons besoin de réconciliation. L’Afrique doit arrêter de vouloir régler ses problèmes par la violence. Patassé est convaincu que son âge (73 ans) fait de lui le candidat idéal pour cette mission: Je connais mon pays mieux que personne – la Centrafrique est un pays merveilleux. Les décennies de guerres civiles n’y ont rien changé.

 

Je veux que mon pays devienne une démocratie stable, un pays exemplaire en Afrique, poursuit Patassé. Les sanctions sont terminées, la République Centrafricaine peut de nouveau tout négocier - sauf les armes -, et en particulier les diamants. Patassé, qui a 12 enfants, est convaincu que l’économie de la République Centrafricaine recèle un potentiel de croissance gigantesque, à condition que de nombreuses régions soient approvisionnées en eau et en électricité. Malgré une situation budgétaire catastrophique, Patassé a des projets concrets pour après sa réélection en janvier: D’ici 2013, tous les enfants doivent pouvoir aller à l’école. Il envisage de construire à Bangui, la capitale, une université digne d’une grande nation africaine. En coopération avec des organisations humanitaires, Patassé veut assurer des soins médicaux de base même dans l’arrière-pays et construire des cliniques de brousse].

Dès le milieu de l’année 2011, Patassé envisage de réunir dans la capitale Bangui des dirigeants du monde entier pour les faire rencontrer en personne les futurs entrepreneurs du pays. Il envisage d’inviter également des femmes dirigeantes pour revaloriser la position des femmes à l’intérieur du pays. «Nous voulons améliorer la Centrafrique en utilisant les armes des femmes: beaucoup de charme et encore plus de persévérance», affirme Patassé.


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