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Centrafrique: la Commission díenquête commence son travail de terrain

La Commission d'enquête, qui comprend également Fatimata M'Baye de la Mauritanie et Jorge Castaneda, du Mexique, doit rendre son rapport préliminaire au Conseil de sécurité dans les six mois

 

Le Président de la Commission internationale chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme en République centrafricaine, Bernard Acho Muna, a prévenu lors díune conférence de presse à Genève que la diffusion d'un discours de haine et l'effondrement de l'ordre public dans le pays sont d'éventuels précurseurs de graves violations des droits de l'homme, y compris le génocide. «Nous voulons présenter au Conseil de sécurité un dossier complet afin que des mesures appropriées soient prises», a dit M. Muna La Commission d'enquête, qui a été établie par le Conseil de sécurité, est attendue en République centrafricaine mardi et commencera à y collecter des éléments de preuve.

 


© flickr.com/photos/information_binuca
Me Bernard Acho Muna
M. Muna a estimé que l'ampleur de la propagande et l'effondrement de l'ordre public dans ce pays pourraient être les précurseurs de violations graves des droits de l'homme, en particulier le génocide. «Nous aimerions parler aux réfugiés, à des groupes de musulmans ou des groupes de chrétiens qui ont fui la violence. Ils ont une histoire à raconter et ces histoires pourraient nous conduire à mieux décrire la situation au Conseil de sécurité», a-t-il dit. Les enquêteurs sont au courant des informations faisant état de génocide, a-t-il ajouté. «Je peux vous dire d'après mon expérience au Rwanda qu'il y a certainement une question de propagande haineuse», a expliqué M. Muna, qui est un ancien procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). «Je pense qu'il est dans notre mandat de voir comment nous pouvons arrêter toute évolution vers un génocide», a-t-il ajouté. La Commission d'enquête, qui comprend également Fatimata M'Baye de la Mauritanie et Jorge Castaneda, du Mexique, doit rendre son rapport préliminaire au Conseil de sécurité dans les six mois.

 



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