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L’Abbé Jean Ignace Manéngou, communicateur de l’Eglise

Le prêtre centrafricain passionné par le journalisme est le président de l’Association des radios communautaires en Centrafrique

 

Après ses études théologiques, au Grand séminaire St Marc de Bimbo, il s’est reconverti dans la profession de communicateur pour bien accomplir son ministère. Il devient par la suite Président de l’Association des Radios Communautaires en Centrafrique (ARCCA). De petite taille avec un début de calvitie et toujours souriant, frisant la quarantaine, l’abbé Jean Ignace Manengou aime travailler et ne rate jamais une occasion pour taquiner ses collaborateurs. Pendant ses études au lycée de Bambari, Jean Ignace Manéngou faisait partie d’une équipe de rédaction du journal du lycée qui s’appelait «Jeunesse Curieuse». Avec d’autres amis en 1987, ils ont créé un journal dénommé «Masseka Zingo». C’est l’un des premiers journaux centrafricains à avoir atteint un tirage de 10 mille exemplaires. Au Grand séminaire St Marc de Bimbo, avec ses collègues, ils ont relancé «la Revue du Séminaire» qui continue de paraître jusqu’à ce jour.

 


© journaldebangui.com
L’Abbé Jean Ignace Manéngou
Après l’obtention d’une maîtrise en communication de l’université catholique de l’Afrique de l’ouest en Abidjan, Jean Ignace Manéngou, poursuit un stage en France. Il est co-fondateur de la radio Catholique «Bèoko de Bambari». La Conférence Episcopale des Evêques a fait de lui responsable des Médias catholiques, c’est-à-dire Coordonnateur des activités de l’Eglise dans le domaine de la Communication. Ces radios catholiques ont une force et une stabilité dans leur fonctionnement par rapport à la structure de l’Eglise catholique. Mais, les autres radios autour éprouvent d’énormes problèmes. En Centrafrique, aucune radio prise individuellement n’est capable de tenir.

En tant que responsable des Médias catholiques, L’Abbé Jean Ignace Manéngou qui présidait le Comité de gestion de concert avec l’Agence de Coopération Technique pour la création de quatre radions Communautaires, a été sollicité pour ses compétences pour être aujourd’hui, Coordonnateur des Radios Communautaires pour le compte de Radio France Internationale (RFI). Je me suis rendu aussi compte que, ce qui m’a amené à faire de la radio plutôt que de la presse écrite ou de la télévision, c’est que l’on dit à ma mère que son fils est journaliste, malheureusement celle-ci est analphabète. Donc, si, je faisait de la presse écrite, ma mère ne lira jamais ce que fait son fils. Eh bien, si elle écoute ma voix à la radio, même si, je parle en français, au moins elle reconnaîtra ma voix, et elle dira que, «c’est mon fils qui parle». Voilà pourquoi je me suis intéressé à la radio. En plus la radio à une audience sur toute l’étendue du territoire, et elle fait appel à l’oralité a précisé l’abbé Jean Ignace Manengou avec un sourire aux lèvres comme à son habitude.

 



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