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Afrobasket 2015: un coup d'épée dans l'eau

Le 6 mars 2014, la messe du basketball Africain a été dite, et la Tunisie a été choisie pour l'organisation de l'Afrobasket 2015

 

Il n'y a souvent de vérité que l'homme se préserve de voir, parce qu'il a choisi de se mentir à lui-même. L'histoire retiendra une fois encore que nos dirigeants centrafricains n'en font pas exception. La sagesse Africaine a toujours dit: le mensonge prend souvent l'ascenseur, et la vérité en montant par les escaliers finit toujours par le rattraper. Notre pays, La Centrafrique, en quête de relever tous les défis qui s'imposent à lui, ne remplissait pas les conditions tant au niveau des infrastructures, personnes ressources, organisationnel que financier pour abriter l'AfroBasket 2015. Un déplacement en surnombre à Abidjan de 4 personnes emmenées par le ministre des sports Mr BARA Leopold accompagné d'un chargé de mission, du secrétaire général de la fédération de basketball, Mr OUMAROU Sanda et du membre de la FIBA zone 4 et trésorier du CNOSCA, Mr MOKONGO Adolphe (KOKO) pour encore un coup d'épée dans l'eau. Cette aventure dans un climat social tendu où plus de 7 millions de FCFA ont été dépensés, soulève une interrogation quant au contrôle de l'utilisation des deniers publics par ces prédateurs de sorties extérieurs alors que des personnels de santé qui sauvent des vies ne sont pas payés depuis plus de 5 mois.

 


© journaldebangui.com
Une sélection des basketteurs de la Centrafrique
Pour Information, à raison d'une moyenne salariale, de 50 000 FCFA par mois du personnel actif dans les hôpitaux avec 7 millions, l'état Centrafricain aurait subvenu aux besoins de 140 Familles soit 700 personnes. Dans le contexte actuel où nos frères meurent de faim, cela est non négligeable et aurait motivé le commun des mortels à continuer d'espérer. Un énième épisode que les dirigeants du sport, et en particulier du Basketball Centrafricain nous ont habitué sans pour autant que ces derniers rendent comptes publiquement par des rapports de mission et statuent sur le sort de la nation avec un certain pragmatisme. Ils nous ont encore démontré que quel que soit le gouvernement, leur machine obscure à manipuler est toujours très active, mais cette fois-ci au détriment de la population centrafricaine qui lutte chaque jour pour sa survie. Nous n'avons eu de cesse de tirer la sonnette d'alarme pour pointer du doigt cette infamie à travers nos plumes d'amoureux du basket les mouches qui ont subitement piqué nos responsables et dirigeants à se lancer dans ce fiasco programmé digne d'une pièce de théâtre.

Un dossier d'Afrobasket abracadabrant, préparé par le secrétaire général de la Fédération, bouclé illico presto en catimini dans une précipitation et anarchie totale, par nos nécessiteux de la fédération et CNOSCA sans consultation du staff technique et de nos anciennes gloires telles que: Anicet Lavodrama, François Naouéyama, Urbain Mamadou Debat, Maurice Beyina, Goporo Frederic, Mathieu Bisseni etc... qui pouvaient, grâce à leurs appuis extérieurs trouver des partenaires pour épauler un programme de 2017 en commun accord avec l'état Centrafricain. Encore une fois, la fédération a démontré une incapacité et une incompétence viscéralement caractérisées, un ministère des sports qui à peine nommé dans un gouvernement dit " TECHNOCRATE" se fait volontairement berner par ignorance, ou par méconnaissance après avoir cédé à l'Omerta Sicilienne imposée par le groupe de pressions composé de son président M. GBETI, le redoutable Gilles Gilbert GRESENGUET, M. MOKONGO de la FIBA zone 4 ainsi que du Trésorier Eric DAMANGO. Un insolent mutisme accompagné de menaces, des appels incessants, des supplications, des promesses ayant rendu inerte l'ensemble de la fédération de basketball qui n'a pu solliciter et faire la lumière sur les gestions hasardeuses des subventions octroyées par l'état et le CIO à hauteur de près de 250 millions de FCFA gérés comme une boutique de quartier.

Il n'est jamais trop tard pour le CNOSCA et la fédération de rendre compte de toutes les dépenses opérées avec des pièces jointes claires et limpides. Nous continuons d'insister sur le fameux rapport technique financier qui fait couler beaucoup d'encres et de salives à ce jour toujours non fourni par le CNOSCA à la fédération. L'heure est maintenant urgent pour ces deux institutions d'organiser la REPRISE IMMÉDIATE DU CHAMPIONNAT. La tenue des que possible des Assemblées Générales doit se faire dans un délai bref pour renouveler le bureau par la mise en place des cadres dynamiques probes, intègres et opérationnelles, afin d'úuvrer à sortir le sport Centrafricain en déperdition totale. L'issue de ces assemblées ouvrira aussi une UNE SORTIE DÉFINITIVE A L'ENSEMBLE DU BUREAU FÉDÉRAL SANS EXCEPTION ET DU CNOSCA QUI COMPTENT SIÉGER A VIE. Il convient de signaler que le bureau du CNOSCA devrait se renouveler depuis la fin des JO de Londres en 2012.

Le contexte inadéquat dans lequel la responsable de la communication de la fédération Cecile KOLINGBA a fait état de notre participation, démontre que la cacophonie a atteint son paroxysme. On s'aperçoit sans mettre la main en visière, que l'assemblée générale extraordinaire et élective de nos institutions est au placard, un championnat aux arrêts, des infrastructures sanitaires, hôtelière, sportives et routières inéligibles, des portes drapeaux absents, un manque de lobbying, un manque d'un support de communication, un secrétaire général de la fédération qui, dans son rapport de mission post AfroBasket 2013 était contre la participation de la Centrafrique à l'Afro Basket 2015, et qui par avidité et nombrilisme se retrouve à Abidjan pour présenter notre candidature, démontre une cruelle utopie pour rêver de l'organisation de l'AfroBasket 2015.

La /> conclusion d'un tel dossier révèle que tous les dirigeants du basketball centrafricain, y compris le ministère ayant participés à cette mission ivoirienne de tourisme ont échoué lamentablement dans l'exercice de leurs fonctions. Un simple état des lieux aurait empêché ce désordre volontaire né d'une volonté de voyager pour jouir des frais de missions, des nuits d'hôtels quel que soit le degré d'immoralité de l'action. Dans d'autres pays du monde, le bon sens aurait prévalu, et des sanctions auraient été prises contre les précurseurs de ces échecs à répétitions. Quoi qu'il arrive, nous chahuteront à travers nos plumes d'amoureux de basket partout ou besoin se fera sentir. L'état Centrafricain à défaut d'agir et de lutter contre toute utilisation abusive des deniers de la nation, sera tenu co-responsable par passivité de ces innombrables et intempestives chienlits qui durent depuis trente ans.

 



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