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Jannet N. Damoussa: «Cette campagne se déroule dans des conditions normales»

Il s’inquiète pour le risque d’un changement mais dans la continuité.

 

Quarante huit heures après le lancement officiel de la campagne pour les élections groupées du 23 janvier 2011, Jannet Nazaire Damoussa s’est dit inquiet car le changement dans la continuité risque d’enfoncer le clou de la souffrance des centrafricains qui aspirent à un véritablement changement.

Quelles appréciations faites-vous de deux jours après le lancement de la campagne?
Je pourrai vous dire d’emblée que cela fait très longtemps que les centrafricains attendaient cet événement. D’une manière générale, l’impression qui se dégage, c’est que cette campagne se déroule dans des conditions assez normales. Je peux peut-être décerner une note de satisfecit.

 


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Jannet Nazaire Damoussa: "Je pense bien que c’est la continuité dans la continuité qui risquerait bien de s’installer"
Quelles opinions faites-vous des cinq projets de société des candidats?
Les candidats étaient six au départ. Malheureusement avec l’arrêt rendu par la Cour Constitutionnelle le 7 janvier dernier, un a été recalé pour être maintenant cinq candidats en lice. J’ai pris le soin de suivre avec beaucoup d’intérêt les différents projets de société présentés par les cinq candidats et si je devais conseiller aux centrafricains de choisir un candidat par rapport à son projet de société. C’est le projet de société du candidat Emile Gros Raymond Nakombo du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) pour la simple raison qu’il a compris que les centrafricains, d’une manière générale, doivent être rassemblés pour permettre à cette jeune nation de se reconstruire sur une base seine après les multiples crises militaro-politiques.

Ne pourrait-il pas y avoir un changement dans la continuité?
Le changement dans la continuité n’est pas à exclure. Cela veut dire que le chef de l’état actuel doit rester et peut-être qu’il va prendre conscience des faiblesses qui ont émaillé son premier mandat et les corriger. C’est vrai! Cela ne dépend que de la volonté de l’homme et la volonté de celui qui dirige le système actuel. Or, je pense que si on essaie d’analyser tout ce qui s’est passé en profondeur jusque-là, on peut émettre de réserve du moment où beaucoup d’engagements pris librement n’ont pas été respectés. Alors à ce niveau, on craint fort bien que ce changement qui pourrait avoir lieu dans la continuité et ne sera pas vraiment au rendez-vous. Je pense bien que c’est la continuité dans la continuité qui risquerait bien de s’installer.


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