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RCA: crise de confiance entre les partenaires et les dirigeants de la transition?

Depuis plus díune décennie, les partenaires au développement ne font plus confiance aux dirigeants centrafricains qui gèrent dans líopacité des ressources financières et naturelles du pays

 

Dès quíil y a des financements extérieurs, les partenaires mettent en place des structures pouvant les gérer dans líintérêt des bénéficiaires. Cette crise de confiance síest accentuée durant les dernières crises avec la prolifération des organisations non gouvernementales humanitaires et de développement afin díaméliorer les conditions díexistence des déplacés internes, et des réfugiés ou de bien díautres personnes vulnérables.

 


© flickr.com/photos/information_binuca
Travaux de curage au Pk 0 à Bangui
A titre díexemple le projet intitulé Ďí Projection et Résilience Communautaireíí dont le coût de réalisation se chiffre à 25 millions de dollars américains qui doit couvrir Bangui et Bossangoa et qui est piloté par le PNUD. Ce projet devait être sous tutelle des ministères techniques si nos dirigeants avaient un sens élevé du patriotisme et de líintérêt général. De même, nous avons appris que la BAD, la BM, la CEEAC etc. veulent créer un fonds destiné à accompagner la République centrafricaine pendant ces moments difficiles.

Par ailleurs, au lieu de faire la politique de leurs moyens en instaurant une gestion rigoureuse des ressources mises à leurs dispositions, les princes du pouvoir, par complaisance, partagent le gâteau entre parents, amis, beaux-parents, etc. Cette situation ne contribue quíà augmenter la masse salariale. Cíest ainsi que de 4,5 milliards de Fcfa de masse salariale mensuelle, le gouvernement est passé à 4,7 milliards de Fcfa. Les pensions se sont augmentées de 1,2 milliards à 1,6 milliards de Fcfa. En principe, les dirigeants ne devaient pas se livrer à cúur joie aux nominations des retraités qui, promus, perçoivent les salaires et pensions. Ce qui grève les ressources de líEtat qui níexistent pas.

Dans líarmée, en plus de nouvelles recrues, nous assistons à la réintégration des soldats admis à faire valoir leurs droits à la retraite à un moment où notre pays dépend de líaide extérieure. Et pourtant, les pays amis tels que la France, les Etats-Unis et la Chine sont prêtes pour former les soldats centrafricains. Líavenir du Centrafrique est compromis avec cette vision de la gestion des affaires publiques.

 



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