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une Algérienne victime de la «chasse aux musulmans»

Son époux a disparu alors que 15 autres ressortissants algériens ont été rapatriés

 

Cíest la Ligue algérienne de défense des droits de líhomme (LADDH) qui a interpellé le ministre des Affaires étrangères pour l'ouverture d'une enquête devant déterminer le nombre de ressortissants algériens établis en Centrafrique. Houari Kaddour, secrétaire national à la LADDH, a demandé au ministère de recenser les Algériennes et Algériens établis en Centrafrique en vue de prendre les mesures nécessaires pour leur évacuation de ce pays. La Ligue exprime ses inquiétudes quant au sort réservé aux Algériens vivant dans ce pays qui connaitrait une «épuration ethnique» à líencontre des musulmans établis en Centrafrique. Selon la LADDH, une ressortissante algérienne établie en Centrafrique est victime de cette épuration ethnique et son mari est porté disparu. La Ligue note, dans son rapport, «l'aspect inhumain et terrible de l'épuration ethnique pratiquée contre les musulmans en Centrafrique et dénonce ces massacres et tueries qui ont fait de très nombreuses victimes».

 


© algerie360.com
La Ligue des droits de l'homme rapporte que «[i des musulmans ont été immolés, d'autres ayant eu la tête tranchée et d'autres ont vu leurs membres inférieurs et supérieurs arrachés au cours de ces massacres». Au cours de traitement inhumain qui interpelle la communauté internationale pour intervenir pour líarrêt de cette épuration ethnique, des milliers de personnes, en majorité des musulmans, ont été tuées et des dizaines de milliers d'autres ont quitté la Centrafrique pour se réfugier dans des pays voisins, dont le Tchad, le Soudan et le Cameroun.

Il y a lieu de noter qu'une famille algérienne composée de quinze membres, dont une majorité d'enfants, a été rapatriée lundi, 03 mars de Bangui (République Centrafricaine) en raison des évènements politiques et sécuritaires prévalant dans ce pays, rappelle-t-on. Il síagit de la famille Arbaoui, originaire de la ville de Touggourt (Ouargla), établie depuis plusieurs années dans ce pays, a indiqué à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE), Chérif Benali. «Il a fallu au moins un mois et demi d'efforts inlassables de tous nos services et la coopération de certaines institutions, notamment le ministère de la Solidarité nationale, pour rapatrier cette famille éprouvée par les évènements à Bangui. Nous avons fait un travail colossal et monumental», a-t-il ajouté.

En raison des évènements politiques et sécuritaires dans ce pays, la famille Arbaoui a dû s'installer dans un camp de réfugiés musulmans à proximité de l'aéroport international de Bangui, a indiqué un communiqué du MAE. Dès l'information de la présence de la famille Arbaoui dans ce camp, le MAE a activé sa cellule de crise, qui a mis en place dans ce cadre le dispositif devant assurer son rapatriement dans les meilleures conditions possibles, a ajouté la même source. Les missions diplomatiques algériennes dans la région «ont été mises à contribution pour venir en aide immédiate à cette famille et identifier l'itinéraire le plus judicieux pour son retour en Algérie», précise le MAE.

La famille Arbaoui avait rejoint en deux étapes la capitale du Tchad, N'Djamena, d'où elle a été acheminée par vol régulier sur Alger, via Istanbul, a précisé le communiqué du MAE. Les services du ministère de l'Intérieur et de Collectivités locales, de la Solidarité nationale ainsi que ceux de la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) se sont mobilisés pour l'accueil et le transfert de cette famille à Touggourt, a relevé le communiqué du MAE.

 



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