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Bangui: des Anti-Balaka et des Séléka, disposés à faire la paix

C’est dans un appel à l’endroit des nouvelles autorités de transition que les anti-balaka ont exprimé leur volonté

 

Les Anti-Balaka veulent faire la paix avec des ex-Séléka « purs centrafricains»
Les différents protagonistes de la crise centrafricaine se sont dits prêts à faire la paix afin de donner une nouvelle chance à paix et l’unité nationale, mises à mal dans les évènements en cours dans la paix. Le document, signé du coordonnateur politique de ces milices, Patrice Edouard Ngaïssona, mentionne qu’« il est important et nécessaire que les partis en conflits à savoir les anti-balaka, les Séléka purs centrafricains, le gouvernement et les forces internationales de maintien de l’ordre en mission en Centrafrique puissent se mettre autour d’une table rapidement, afin de trouver une solution définitive à la sortie de crise ».

 


© autre médias
Image d'illustration
Interrogé par le RJDH, le coordonnateur politique des anti-balaka, réitère que «nous n’avons pas des conditions préalables à un dialogue entre centrafricains. Nous volons qu’on puisse se parler entre centrafricains et non avec des mercenaires étrangers». En ce qui concerne la scission du pays prônée par certains leaders de la Séléka, Patrice Edouard Ngaïssona, qui n’a pas ignoré la menace, a fait savoir que « notre pays est uni et indivisible. Un bon centrafricain ne peut pas prétendre à une partition de son pays ».

Les Séléka prêts aussi au dialogue, mais veulent d’abord la fin des violences
Les ex-rebelles de la Séléka, eux aussi se disent prêts au dialogue. Mais une des figures de la rébellion, qui a fait tomber le régime du général Bozizé de tancer, « les violences doivent obligatoirement cesser, afin de donner une nouvelle chance au dialogue et à la paix. Nous ne comprenons pas pourquoi d’autres (les anti-balaka Ndlr) disent vouloir la paix et la réconciliation, alors que des musulmans continuent d’être traqués et tués de manière sauvage, par eux-mêmes ». Dans les entourages d’un autre gradé de la Séléka, on raconte que « tout le monde aspire à la paix. Mais l’attitude des anti-balaka va conduire le pays droit à la scission, vu que les civils musulmans continuent d’être traqués et poursuivent l’exode vers le nord ».

Anti-balaka et Séléka traitent le gouvernement d’incompétent
Un autre point de vue partagé par les protagonistes de la crise en Centrafrique, «c’est l’incompétence du gouvernement à créer des conditions de réconciliation», ont affirmé des sources d’ex Séléka et anti-balaka. «Le gouvernement est incompétent», insiste un général de la Séléka, qui sera suivi par le coordonateur politique des Anti-Balaka, Patrice Edouard Ngaïssona qui aborde «c’est depuis que nous demandons le cantonnement de nos hommes, mais le gouvernement n’a pas réagi, ce qui prouve son incapacité à gérer la crise actuelle».

Joint par le RJDH, la Misca se dit disposée à accompagner la Centrafrique dans toutes les entreprises visant à restaurer la paix. «Notre objectif ici est de rétablir la paix dans ce pays. Si les centrafricains veulent faire la paix, c’est de notre devoir de les accompagner, car nous ne sommes pas là, pour imposer les choses», explique-t-on à l’Etat-major de la mission internationale africaine de paix. La rédaction du RJDH n’a recueilli la version du gouvernement centrafricain. Les ministres indiqués, disent se prononcer sur le sujet, après le conseil de ministres de ce jeudi.


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