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Bangui: vente anarchique sur les avenues des objets pillés

Les avenues, les rues, ruelles, et les marchés de la capitale sont actuellement envahis par des objets illégalement recueillis chez les particuliers

 

Des portes, des tôles, des grilles, des ferrailles, et bien díautres matériels de construction, des appareils électroménagers voir des meubles de maison, sont exposés soit au marché ou aux abords des grandes artères de la ville de Bangui. La plupart de ces objets ont illégalement été récupérés chez des particuliers, pendant les évènements quía connu la Centrafrique. «Nous sommes obligés de vendre sur les grandes voies pour attirer la clientèle, car gens ont peur de rentrer dans le marché, de peur díêtre victime díagression», un témoignage fait par Junior Nguouka, vendeur des objets pillés au marché de Pétévo.

 


© bozoumfr.blogspot.fr
vol ou achat de tôles volées
Líexposition de ces matériels perturbe parfois la circulation des véhicules. Certains vendeurs témoignent que la vente de ces objets leur permet díassumer des charges, car ils sont dépourvus de moyens et níont pas de travail depuis le début des hostilités. Ces marchés illégaux sont souvent les sources díaccidents de route, du fait que les véhicules ne parviennent pas à bien circuler. Contactés par le RJDH, les agents de la mairie affirment quíils ne sont pas disposés à donner les informations sur les textes qui réglementent le fonctionnement des marchés.

Des agressions à main armée se multiplient dans la ville
Dans le même temps, la ville de Bangui devient de plus en plus insécurisée. Cíest ainsi quíun commerçant de nationalité rwandaise a été assassiné le jeudi 20 février, au début de la soirée, au quartier SICA 2 dans le deuxième arrondissement de la ville de Bangui. Les auteurs de ce crime ne sont pas encore identifiés. Díaprès les témoignages des habitants du quartier Sica 2, la victime qui est un commerçant a reçu un appel, une minute avant líarrivée de ces agresseurs. «Ils lui ont tiré dessus et sont repartis automatiquement après leur forfait, a dit un témoin. Un assassinat qui a suscité le mécontentement de certains membres de la colonie rwandaise en Centrafrique, en particulier des commerçants et les habitants cette localité qui ont refusé díouvrir leur commerce hier vendredi. Il síagirait díun règlement de compte, selon díautres sources, car ces derniers temps plusieurs cas díassassinats ont été enregistrés dans la ville de Bangui.

Ces cas de meurtre sont les conséquences de la prolifération díarmes dans la capitale centrafricaine. Un fait lié aux événements quía connus le pays. Dès la prise de pouvoir par la force, des rebelles de líex-Séléka le 24 mars, tous les magasins díarmes ont été pillés. Et depuis líattaque de la ville de Bangui le 5 décembre par les milices anti-balaka, ces derniers se sont également procurés des armes chez des musulmans armés et quelques dignitaires de líex-Séléka. A l'occasion d'une réunion du conseil de sécurité tenue jeudi après-midi sur la République centrafricaine, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a proposé aux Etats membres un plan en six points destiné à stabiliser la situation dans ce pays et sauver des vies.

 



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