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Bangui: des dispositifs sécuritaires autour des établissements scolaires

Depuis les événements qui ont secoué la ville de Bangui, des dispositifs sécuritaires ont été prises autour des sociétés privées et étatiques voire des écoles

 

Les activités scolaires tentent de reprendre dans la capitale centrafricaine. Cette reprise est effective dans les établissements privés catholiques. Des mesures ont été prises par les responsables afin d’assurer la sécurité des élèves. Ces méthodes varient d’une école à une autre. A l’école Centrafricano-turque, les élèves sont soumis à des fouilles systématiques avant leur entrée dans les salles de classes. «Nous avons instauré un contrôle à l’entrée afin d’éviter d’éventuel incident, au sein de l’établissement», a souligné Saturnin Deké, responsable des études à l’école Centrafricano-turque. Il poursuit en disant que «nous avons des enfants qui sont venus des différents quartiers de la ville, avec des mentalités différentes. Et donc c’est possible que les enfants peuvent emmener des armes à l’école pour intimider leurs camarades de classe. C’est juste une mesure de précaution qu’on a prise», a notifié Saturnin Deké.

 


© unhcr.fr
Image d'illustration
Il a par ailleurs indiqué qu’en plus de ces fouilles de chaque élève, cet établissement est sécurisé par des troupes de la MISCA. «Ces troupes sont là pour veiller sur la sécurité des élèves, des enseignants et le personnel administratif», ajouté Saturnin Deké. A l’école Saint Charles, la sécurité des enfants est assurée par les responsables de l’établissement eux même. Mais en cas d’incident, ces derniers font appel aux éléments de la MISCA qui sont tout proche de l’établissement. «Nous sommes les seuls responsables en ce qui concerne la sécurité des élèves qui sont dans notre établissement. Mais généralement en cas de détonations d’arme ou des incidents majeurs, nous maintenons les enfants d’abord au sein de l’établissement, et nous faisons appel aux éléments de la MISCA qui sont tout proche d’ici», a déclaré le surveillant général de l’établissement.

Celui-ci a aussi déploré le comportement de certains parents qui, en cas d’incidents, veulent à tout prix escalader les murs, pour récupérer leurs enfants. «Et cela donne toujours l’occasion à des troubles. C’est pourquoi nous avons décidé à ce que désormais les parents qui vont escalader les murs pour récupérer leurs enfants, les verront expulsés de l’établissement directement», a-t-il informé. Pour les enfants de l’école Lakouanga, qui est d’ailleurs le seul établissement public à reprendre les activités normalement, aucun agent de sécurité n’est placé au sein de l’établissement. «Nous avons aucun agent de sécurité, mais nous nous organisons pour la sécurité des enfants. En cas d’incidents, on fait sortir les enfants par une issue de secours, pour que les parents les récupèrent», a expliqué le directeur de l’école, Songoboua Réginald. Depuis les événements qui ont secoué la ville de Bangui, des dispositifs sécuritaires ont été prises autour des sociétés privées et étatiques voire des écoles.

 



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