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Crise: la mairie de Bangui a du plomb dans l’aile

Les dernières crises militaro-politiques qui ont ébranlé la République centrafricaine n’ont pas également épargné la mairie de Bangui.

 

Au moment où la nouvelle mairesse de la ville prend ses fonctions un bilan du passif doit être fait. Les ordinateurs, les mobiliers des salles de mariage, du parc du cinquantenaire ont été pillés, les installations de l’internet saccagées par les ex-Séléka. Les recettes ont été initialement réalisées, grâce à la confection des pièces d’Etat civil, aux tickets des marchés, aux locations des kiosques, à celles des panneaux publicitaires et aux enlèvements d’ordures ménagères. Depuis le 24 mars 2013 jusqu’à ce jour, ces activités génératrices de revenus n’ont démarré que timidement à cause de l’insécurité qui persiste et des difficultés économiques découlant des destructions et pillages de biens meubles et immeubles.

 


© africatime.com
Le bâtiment de la ville de Bangui
Parallèlement à la tension de trésorerie que connaît la municipalité de Bangui suite aux conflits armés récurrents, il y a les réticences de l’organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l’Union Européenne (UE) d’appuyer financièrement la mairie de Bangui dans la réalisation des projets notamment Finance Simba, les projets d’adressage, de Toponimie et de crèche municipale etc. Entretemps, Mme Catherine Samba-Panza, président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui s’était attelée à faire des plaidoyers, en faveur du développement en général et les responsables de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), afin de les convaincre sur l’urgence et la nécessité d’accorder une bouffée d’oxygène à la municipalité de Bangui.

En principe pour une bonne capitalisation des avancées enregistrées dans la remise en confiance des partenaires au développement, la nomination du successeur de Mme Catherine Samba-Panza devait s’effectuer sur de bases objectives. Déjà, les contractuels de la mairie réclament leurs salaires qui ne sont pas payés. A cette situation, s’ajoute le fait que la nomination de Mme Hyacinthe Wodobodé suscite des contestations. Ce qui risque de conforter les partenaires dans le refus de voler au secours de la municipalité de Bangui. Face aux difficultés auxquelles est confrontée la mairie de Bangui, les nouvelles autorités doivent lui administrer des thérapies de choc afin de la sauver.

 



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