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Autorités de la transition: le peuple a horriblement faim et n’en peut plus!

Depuis bientôt un an, les Centrafricains en général vivent un véritable cauchemar sans précédent avec l’invasion de leur pays par l’ex-coalition rebelle Séléka

 

«Ventre affamé n’a point d’oreille», dit bien un adage. Depuis bientôt un an, les Centrafricains en général vivent un véritable cauchemar sans précédent avec l’invasion de leur pays par l’ex-coalition rebelle Séléka, et la prise de la capitale Bangui le 24 mars 2013. Un an bientôt, jour pour jour, les Centrafricains sont soumis à la loi des mercenaires tchadiens et soudanais de l’ex-coalition Séléka, ces seigneurs de guerre sans foi ni loi qui tuent et pillent, mettant ainsi le pays à feu et à sang. Le salaire à la limite de catéchiste que perçoit bon nombre de fonctionnaires et agents de l’Etat ne leur permet pas d’arrondir leurs fins de mois. De surcroît, avant la démission forcée et la contrainte à l’exil, les fonctionnaires accusaient déjà quelques arriérés de salaire, ce qui affectait déjà les foyers ou ménages. Les fonctionnaires et agents de l’Etat, étant pour la plupart des responsables de mille et un foyers ou familles.

 


© flickr.com/photos/information_binuca
En plus certains fonctionnaires habitent des tentes et abris de fortune!
Ce retard dans le paiement de salaire s’est aggravé, avec la démission et le départ forcé pour l’exil de Michel Djotodia. Les tractations assez longtemps menées dans la formule du remplacement de ce dernier, a rendu encore plus hypothétique le sort des Centrafricains en général, et celui des fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que leur famille respective en particulier. Aujourd’hui dans la chaine des agents économiques en Centrafrique, tout le monde tire le diable par la queue, ne sachant quoi faire, sur quel pied danser et à quel saint se vouer. Sauf peut-être ceux qui se sont accoquinés avec les différentes transitions.

Les Centrafricains continuent jusqu’aujourd’hui de mourir sous les balles de ces seigneurs de guerre étrangers, voire des bandes armées nationales et étrangères, mais encore par l’effet de ce phénomène, ce besoin biologique essentiel qui est la faim. Alors, au lieu d’aggraver le cas de ces derniers en leur parlant d’un accueil chaleureux qui a été réservé à soi lors de voyages à l’étranger, la situation urge pour ces «damnés en quelque sorte de la terre» que sont les Centrafricains qui n’ont les yeux que pour pleurer et qui n’attendent qu’une «manne leur tombe du ciel»

 



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