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Nzila: fermeture sans préavis de la cimenterie

Les trois responsables ont été empêchés de quitter la Centrafrique alors quíils síapprêtaient à prendre leur vol

 

Trois responsables étrangers de la société indienne Jaguar Overseas Limited ont été empêchés de quitter le pays vendredi, 7 février 2013 à líaéroport Bangui MíPoko. Ils avaient auparavant participé à la fermeture sans préavis de la cimenterie centrafricaine de Nzila, fondant leur décision sur líinsécurité qui prévaut dans le pays. Un contrat lie le gouvernement centrafricain et cette entreprise díexploitation. Mais certains agents estiment que la société Jaguar Overseas Limited nía pas respecté cet accord. Le personnel, aujourdíhui en chômage, demande justice aux autorités centrafricaines. L'exploitation du gisement de Nzila est financé à hauteur de vingt millions de dollars US soit environ dix milliards de FCFA.

 


© acap-cf.info
La maquette du site de la cimenterie lors de la pose de la première pierre en 2010
Le site de la cimenterie de Nzila, au PK13 sur la route de Mbaiki, avait été visité le 30 septembre par le ministre des Finances et du Budget de líépoque, Christophe Mbremaidou, accompagné par líAdministrateur adjoint dudit projet, Michel Koit. Le but de cette visite était de constater la présence effective de plus de 30 véhicules dont des camions bennes, des camions tracteurs et des camions de transport. Selon Christophe Mbremaidou, satisfait de sa visite, les véhicules allaient permettre le transport de la matière première, le calcaire, depuis Bobassa à líusine. «Nous sommes à la dernière phase et díici la fin de líannée nous aurons le premier sac de ciment centrafricain» avait alors confié le ministre Mbremaidou qui avait remercié la France pour la sécurisation du site de Nzila.

En effet une année auparavant en novembre 2012, les ouvriers de la cimenterie de Nzila avaient entamé un mouvement de grève illimitée pour réclamer díune entreprise indienne en charge de ce chantier, des meilleures conditions de travail. Dans un mémorandum signé par ces derniers, ils réclamaient de cette entreprise indienne líaugmentation de leurs gains journaliers, la prise en charge médicale des ouvriers en cas díaccident de travail, et la dotation des ouvriers en équipements de sécurité sur le chantier. Le document en question exigeait aussi la déclaration de líensemble du personnel à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS). Aujourdíhui, ce sont les mêmes responsables de líentreprise indienne qui tentent de filer à líanglaise. On se demande si la Centrafrique verra-t-elle un jour son premier sac de ciment.

 



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