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RCA: l'ONU réclame une enquête sur des incidents du 05 février 2014 à Bangui

Un homme suspecté d'être un rebelle Séléka a été battu à mort par des militaires

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, a jugé jeudi «inadmissibles» des incidents qui ont eu lieu en marge d'une cérémonie officielle marquant la renaissance de l'armée nationale la veille à Bangui. «J'ai eu, à plusieurs reprises, l'occasion d'appeler l'attention des élites et de la population sur la nécessité d'un sursaut pour éviter la violence aveugle et la violence inutile à laquelle nous assistons aujourd'hui. Et cette violence se traduit par un déchirement du tissu social, par une perte de repères sans précédent dans ce pays», a dit M. Gaye lors d'une conférence de presse à Bangui. «Je salue à cet égard le volontarisme de la Présidente. Mais les incidents qui ont suivi hier sa visite de remobilisation des forces armées centrafricaines (FACA) sont des incidents révélateurs mais également des incidents inadmissibles», a ajouté M. Gaye. «Ils doivent faire l'objet d'enquêtes et de sanctions exemplaires.»

 


© acap-cf.info
Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies, le général Babacar Guaye
Constituer une chaîne pénale en urgence
Líobjectif de cette conférence de presse du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations unies, le général Babacar Guaye était aussi de mettre en exergue la résolution 2134 du Conseil de Sécurité demandant aux autorités de transition díouvrir une enquête sur líintensification des violations du droit international humanitaire et les violations généralisées des droits de líhomme et exactions, qui sont commises par díanciens éléments de la séléka et des milices, en particulier celles connues sous le nom díanti-balaka, afin de rétablir la justice et la réconciliation nationale. Le diplomate onusien, a fait savoir que toutes les opérations de sécurisation qui se passent dans la ville de Bangui, souffrent de líabsence de deux chaînons dans une chaîne de sécurisation. Il síagit tout díabord des forces de police et de gendarmerie nationale parlant la langue du pays, connaissant la dynamique interne et connaissant bien le pays et en second point la justice. Il ne peut pas y avoir la sécurité, síil níy a pas de justice. Pour le Représentant spécial des Nations-Unies, «il faut que tous les centrafricains soient au chevet de leur propre pays».

Selon la presse, à l'issue de la cérémonie au cours de laquelle la Présidente Catherine Samba Panza a célébré la réformation des forces centrafricaines, un homme suspecté d'être un rebelle Séléka a été battu à mort par des militaires. Concernant ces incidents du 05 février à líEcole Nationale de la Magistrature (ENAM), le général Babacar Guaye a souhaité quíune chaîne pénale soit constituée en urgence en Centrafrique pour permettre à la Mission Internationale de Soutien en Centrafrique (MISCA), díêtre multiplicateur de forces.

 



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