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Centrafrique: l'ONU continue d'aider les personnes déplacées

04 incidents violents ont été signalés contre les humanitaires depuis le 28 janvier, comprenant des détournements de voitures et le pillage d'ONG internationales

 

Les agences des Nations Unies continuent d'aider les personnes déplacées en République centrafricaine, malgré les difficultés pour mener les opérations qui sont entravées par l'insécurité, a annoncé jeudi un porte-parole de l'ONU. "Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) a rapporté qu'il y a maintenant près de 838.000 personnes déplacées à l'intérieur du pays, dont 413.000 à Bangui en République centrafricaine. (...) L'insécurité continue d'entraver les opérations humanitaires", a fait savoir lors d'un point de presse le porte-parole adjoint de l'ONU, Farhan Haq. Quatre incidents violents ont été signalés contre les humanitaires depuis le 28 janvier, comprenant notamment des détournements de voitures et le pillage d'organisations internationales non gouvernementales, a déploré M. Haq.

 


© icrc.org
Les déplacés attendent la livraison d'eau par les prestataires de la Croix Rouge
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni des denrées alimentaires à près de 280.700 personnes en janvier, ce qui représente une augmentation de 9% en termes de bénéficiaires et de 4% en poids par rapport au mois de décembre dernier. "Toutefois, en raison de la situation de la sécurité et de l'épuisement de ses stocks, en février, le PAM sera en mesure de venir en aide aux personnes les plus vulnérables avec seulement la moitié de la quantité normale de rations alimentaires", a-t-il fait remarquer. Parallèlement, 140.000 sur 150.000 enfants ont bénéficié de la vaccination contre la rougeole, programme lancé au début de l'année dans 70 sites de personnes déplacées à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

De líeau pour les déplacés à Bangui
Le CICR fournit environ 300 000 litres díeau par jour au camp de déplacés installé près de líaéroport de Bangui, en République centrafricaine. Selon les estimations, plus de 100 000 personnes síy sont réfugiées pour fuir la violence. Elles vivent dans des abris de fortune faits de feuilles de palmiers séchées et de bâches. La grande promiscuité rend les conditions díhygiène très précaires. Deux journaliers branchent un tuyau qui relie le camion à une citerne souple. Díune capacité de 15 000 litres, elle est remplie plusieurs fois par jour et dessert des milliers de personnes. De nouveaux branchements ont été aménagés et des camions supplémentaires affectés, portant leur nombre à six. La distribution díeau est organisée par des femmes de la communauté. Les familles font la queue avec leurs bidons jaunes sous un soleil de plomb. [i "Cette aide nous est précieuse mais ce níest pas suffisant. Il faudrait que les camions passent plus souvent pour livrer de líeau," estime Sheila, une habitante du camp qui síentretient avec un délégué du CICR. "Nos besoins sont tels que nous ne laissons pas perdre la moindre goutte," explique en souriant une autre habitante. Pour augmenter les quantités díeau disponibles, nous travaillons actuellement à líaménagement de connexions de ces citernes souples díurgence aux canalisations existantes dans cette zone proche de líaéroport. Après une heure de distribution, Jean repart. Il ne faut pas perdre une minute si líon veut acheminer une nouvelle cargaison à temps, a expliqué Jean, un employé díune entreprise qui collabore actuellement avec le CICR.

 



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