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Centrafrique: ouverture d'une session parlementaire extraordinaire du CNT

Elle est consacrée à la sécurité, dans ce pays plongé dans le chaos sécuritaire et humanitaire depuis plus d'un an, jusqu'au 10 février

 

Une session parlementaire extraordinaire du Conseil national de transition (CNT), le Parlement provisoire de Centrafrique qui a élu à la présidence de la transition le 20 janvier après la démission de Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza, maire de la capitale depuis mai 2013, s'est ouverte jeudi à Bangui, consacrée à la sécurité dans ce pays plongé dans le chaos sécuritaire et humanitaire depuis plus d'un an. Au moment où s'ouvre cette session parlementaire, plusieurs villes centrafricaines parmi lesquelles la capitale elle-même et des villes de provinces commes Boda, Kaga-Bandoro, Berberati, M' Baïki, Mbata continuent d'être secouées par les violences malgré les appels au calme lancés par les autorités de transition.

 


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Assemblée nationale centrafricaine
Ces violences résultent des affrontements entre les milices díautodéfense anti-Balakas (anti-machettes) et les ex-rebelles de la Séléka. Ouverte en présence du nouveau Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition, André Nzapayeke, la session parlementaire du CNT se tient jusqu'au 10 février. Elle est aussi consacrée au vote de la loi de finances 2014 défendue par le gouvernement.

A l'ouverture de leurs travaux, les membres du CNT ont interpellé le ministre de la Défense nationale, le général de bridage Thomas Théophile Timangoa, et sontcollègue de la Sécurité publique, le colonel Denis Wanga-Nzimale, sur la dégradation du climat sécuritaire. Ils ont exigé d'eux la présentation d'un plan de sécurisation du pays. Selon Gaétan Moloto-Kenguembat, membre de ce parlement, les sujets de fond de ces assises portent sur l'opérationnalisation des forces armées centrafricaines (FACA) après 10 mois de clandestinité, l'envoi des Casques bleus en Centrafrique et le retrait des troupes tchadiennes de la force africaine MISCA, accusées de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka.

 



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