Archive

MISCA: une sécurisation de proximité en République Centrafricaine

Le Général Martin Touméta Chomu a tenu à présenter les modes de déploiement des troupes sous son contrôle dans le pays

 

Le générale commandant la Mission Internationale de Sécurisation en République Centrafricaine (MISCA) a soutenu l’idée d’une sécurisation de proximité par les troupes placées sous son autorité, tant à Bangui que dans les villes de l’intérieur de la République Centrafricaine. L’objectif de ce point de presse du le Général Martin Touméta Chomu était de présenter aux journalistes les modes de déploiement des troupes de la MISCA ainsi que le mode de leur intervention sur le terrain. D’après le chef camerounais de la MISCA, la gestion des contingents à Bangui est fonction des huit arrondissements que comporte la ville. Les Burundais sont chargés de la sécurité dans les 1er, 2ème, 3ème et 6ème arrondissements de Bangui. Les troupes rwandaises, elles, s’occupent du 4ème, 5ème, 7ème et 8ème arrondissement de Bangui.

 


© acap-cf.info
Le Général Martin Touméta Chomu
Dans chaque arrondissement, a-t-il dit, il existe un poste de commandement militaire contenant entre 75 et 100 hommes. Les compagnies sont dirigées par un officier chargé de la coordination des opérations. Quant aux villes des provinces, elles ne sont pas laissées pour compte, a indiqué le Général Martin Touméta Chomu. C’est ainsi que les Camerounais sont déployés dans les préfectures du nord-ouest, les Tchadiens dans les préfectures du nord, les Congolais démocratiques dans les préfectures du sud-est, les Congolais et les Gabonais dans les préfectures du sud-ouest. Il a également signalé qu’une section de ces troupes participe à l’escorte et à la sécurité des autorités nationales, dont entre autres le Chef de l’Etat, Mme Catherine Samba Panza, le Premier ministre André Nzapayéké, le Président du Conseil National de Transition, Ferdinand Alexandre Nguendet.

Le Général Martin Touméta Chomu a cité parmi les priorités de la MISCA la stabilisation de la République Centrafricaine; la restauration de l’autorité de l’Etat; la protection de la population civile; la protection des Organisations des populations civiles sans discrimination; la protection des installations de l’Union africaine et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), enfin, sa contribution à la refondation des forces de défense et de sécurité en République Centrafricaine. Le vœu ardent du Général Martin Touméta Chomu est que les Centrafricains ressentent de façon très proche les actions de sécurisation amorcées par les militaires de la MISCA appuyés par l’opération militaire française de la Sangaris.

Le chef de la MISCA a situé la mission militaire africaine en République Centrafricaine dans le cadre de la Résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’usage de la force, dans certains cas, a permis aux troupes, de collecter des armes et minutions de tous calibres, des flèches et carquois, des couteaux de toute nature, etc.

 

Cantonnement volontaire des Ex-Sékéla à Sibut
Chef des opérations de la Misca se félicite du cantonnement volontaire sans combat des Ex-Séléka. C’est ce qui est sorti de cette conférence de presse tenue à la base de la Misca à l’aéroport Bangui Mpoko, par le général de brigade Tumenta Chomu Martin. «Toutes les troupes de la Séléka se sont regroupées volontairement sans aucun combat et les Troupes Gabonaise sont entrain de s’installer dans leur position dans la ville de Sibut», a-t-il dit. Il a précisé que les éléments de l’ex-Séléka qui sont à Sibut vont être désarmés comme les autres qui sont à Bangui. «Les éléments de l’ex-Séléka vont être sécurisés, prises en charge, sur le plan alimentaire et de la santé, en vue d’attendre le processus de DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) que devront bénéficiés toute l’ensemble des troupes qui sont cantonnées», a affirmé le Général de Brigade Tumenta.

Le responsable des opérations de la Misca, a déclaré que ces éléments ont besoin de communiquer et d’échanger avec les communautés sur leurs prestations et de connaitre surtout ce que la population pense de leur intervention, cela peut être positif ou négatif. Il a souhaité que la police et la gendarmerie centrafricaine puissent rejoindre la Misca pour réussir ensemble la sécurisation de la ville de Bangui et ses environs. Pour les provinces, les 16 préfectures sont reparties de la manière suivante : Trois provinces du nord-ouest sont sécurisées par le Cameroun, 4 provinces du Nord et Nord-est par le Tchad, 3 provinces du Sud-est par la RDC, 2 provinces du Centre et Centre-Sud par le Gabon et 3 autres provinces du Sud-ouest par le Congo. La territorialisation de la Misca en Centrafrique s’est fait selon la logique de souplesse et de proximité de pays voisin.

«La logique qui a conduit à la répartition de ces détachements, la première est la souplesse, pour qu’on sente la présence de la force partout sur l’ensemble du territoire, comme a recommandé la résolution 2127 du conseil de sécurité de Nations Unis, en suite pour que cette crise ne puisse basculer vers les pays voisin. Les armées qui sont déployées peuvent dans le cadre de leur travail bénéficier du soutien et l’apport de leurs armées respectives afin de protéger leur territoire pour éviter l’embrasement dans la sous région», a-t-il précisé. Le redéploiement de la Misca à l’intérieur du pays va être achevé dans les deux semaines à venir.


Commentaire


Retour en haut