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Le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine veulent l'arrêt des violences

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus d'un millier de personnes ont été tuées dans ces violences

 

Exaspérés par lea persistance des violences dans la capitale Bangui et des villes de provinces, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge centrafricaine ont appelé vendredi à l'arrêt des violences, qui ces trois derniers jours ont fait une trentaine des morts et 60 blessés, a déclaré samedi, 1er février Georgios Georgantas, chef de délégation du CICR en République centrafricaine (RCA). En dépit de la démission de Michel Djotodia de la présidence de la transition le 10 janvier sous la pression des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la France, suivie dix jours après de la désignation à cette charge de Catherine Samba-Panza, nommée maire de Bangui en mai 2013, les tensions restent vives dans le pays, à cause des affrontements entre les milices d'autodéfense anti-Balakas (anti- machettes) et les ex-rebelles de la Séléka.

 


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Georgios Georgantas a qualifié devant la presse un niveau de violences «sans précédent sur l'ensemble du pays» suite aux tueries, assassinats des hommes en armes et à coup des machettes. «J'appelle les autorités et les forces militaires internationales à prendre leur responsabilité pour faire cesser les violences», a-t- il déclaré. Le président de la Croix-Rouge centrafricaine, Antoine Mbao Bogo, a observé que le mode opératoire des tueries a changé ces derniers jours. «Les communautés en conflit utilisent les armes blanches pour tuer et il est difficile de maîtriser la situation», a-t-il expliqué.

Selon le CICR, 669 corps ont été ramassés suite aux violences du 5 décembre 2013 et 578 inhumés. Cette organisation, en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine, a évacué 652 cas de blessés, des bilans qui ne concernent que ces deux organisations et pourraient s'alourdir avec les données recueillies par d'autres ONG humanitaires. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus d'un millier de personnes ont été tuées dans ces violences et 400.000 autres déplacées, vivant dans des conditions humanitaires très difficiles.

 



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