Archive

Conflit Centrafricain: les tirs centrafricains au Cameroun

Certaines villes camerounaises limitrophes seraient utilisées par des combattants anti-Balaka comme base arrière pour se mettre à l'abri des représailles des ex-Seleka

 

Telle est la situation aujourd'hui en Centrafrique, des ex-Seleka et des anti-balaka síaffrontent depuis quelques jours dans le Nord-Ouest de la Centrafrique dans des combats très intenses. Beloko-Cantonnier, une ville située dans le Nord-Ouest Centrafricain à quelques jets de pierres de Garoua-Boulai, elle-même une ville située à l'Est du Cameroun est devenue le théâtre d'affrontements entre les anti-Balaka fuyants les combats dans cette zone de la Centrafrique et les ex-Seleka qui n'hésitent plus à lancer des roquettes en territoire camerounais. En effet, la ville de Garoua-Boulai a récemment reçu une roquette venant du côté de la Centrafrique. Les ex-Seleka síattaquant aux positions des anti-Balaka qui, selon eux organiseraient leur contre-offensive depuis le Cameroun.

Les anti-Balaka síapprovisionneraient sur le marché camerounais en machette en usant de la tromperie et de la ruse. Ils se feraient passer pour des paysans en quête d'outils pour des travaux champêtres.
Michael Thomas

 

Cette situation préoccupante est déstabilisante pour le gouvernement camerounais, mais particulièrement pour les populations de cette zone géographique du Cameroun qui vivent désormais la peur au ventre. Selon certains médias locaux, les anti-Balaka constitués majoritairement de chrétiens et díanciens militaires de la FACA (anciennement appelée Forces Armées Centrafricaines) fidèles à líancien Président François Bozizé se fondent dans la masse de réfugiés venant de la Centrafrique pour le Cameroun pour y pénétrer. Face à ces menaces sur l'intégrité du territoire, les autorités camerounaises ont renforcé les troupes armées aux frontières entre la Centrafrique et le Cameroun, notamment à Garoua-Boulai et les postes frontaliers et la ville sont désormais sous haute surveillance.

Les anti-Balaka síapprovisionneraient sur le marché camerounais en machette en usant de la tromperie et de la ruse. Ils se feraient passer pour des paysans en quête d'outils pour des travaux champêtres. Aussitôt, la rumeur s'est répandue au sein de la communauté de commerçants camerounais qui auraient arrêté de leur vendre le matériel tant convoité. Aussi, face à la grandissante réticence des commerçants, les anti-Balaka utiliseraient désormais des intermédiaires. Depuis le début de conflits en Centrafrique et des exactions du Boko Haram au Nigéria, le Cameroun sert malgré lui de base arrière aux combattants. Il y a encore quelques jours de cela, des membres de la secte terroriste Boko-Haram pourchassés par líarmée nigériane se sont dirigés au Cameroun pour trouver refuge. Par conséquent, les autorités camerounaises devraient être de plus en plus alertes et vigilantes au niveau de ses frontières.

 



Commentaire


Retour en haut