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Centrafrique: les menaces de líONU

Le conseil de sécurité a adopté une résolution menaçant de sanctions ceux qui «nuisent à la paix» en Centrafrique

 

Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le conseil de sécurité a menacé de sanctions ciblées tous ceux «qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine et qui font obstacle au processus politique de transition [et] violent les droits de l'homme». Les personnes à sanctionner seront désignées ultérieurement par un comité dépendant du conseil. D'après Gérard Araud, Paris a «des noms à présenter». Ces sanctions, qui visent aussi bien les anti-balaka que la séléka, se traduiront par des gels des avoirs ou des interdictions de voyager. Par cette résolution, líONU autorise également une aide militaire européenne pour aider les Africains et Français à rétablir líordre sur le terrain.

 


© un.org
Le SG des Nations unies Ban Ki-Moon
Feu vert à l'engagement d'une force européenne en Centrafrique
Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné mardi 28 janvier son accord pour l'engagement d'une force européenne en Centrafrique. Cet appui militaire permettra d'épauler les troupes françaises et africaines déployées sur zone. Quelques 500 soldats européens, sous mandat de l'ONU, prêteront main forte aux plus de 5 000 militaires africains de la Misca (force de l'Union africaine) et aux 1 600 soldats français de l'opération Sangaris. Cette force nommée EUFOR RCA sera commandée par un Français, le général de division Philippe Pontiès, 55 ans. À terme, l'ONU considère qu'il faudrait déployer plus de 10 000 casques bleus pour sécuriser la RCA « car la situation est très, très grave et le pays immense », a rappelé Gérard Araud, l'ambassadeur français aux Nations unies. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a pour sa part appelé les pays africains à se mobiliser pour «apporter une contribution financière et en nature à la Misca » lors de la conférence des donateurs qui se tiendra le 1er février prochain à Addis Abeba.

La résolution de líONU invite le gouvernement provisoire à accélérer la transition politique en organisant des élections dès que possible. Avec le soutien mais aussi sous la pression de la communauté internationale, une nouvelle équipe dirigeante s'est très rapidement mise en place après la démission de Michel Djotodia. Le nouveau gouvernement a été formé lundi, une semaine après l'élection de Catherine Samba Panza. La présidente et le Premier ministre ont fait du retour à la paix leur première priorité. Le Conseil de sécurité de l'ONU a également rappelé que des élections présidentielle et législatives devront être organisées "au plus tard en février 2015 et de préférence au second semestre 2014", comme le souhaite Paris.

 



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