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RCA: entre la prestation de serment et trouver un premier ministre

Au lendemain de son élection, la présidente centrafricaine intérimaire de la Transition Catherine Samba Panza planche sur ses dossiers

 

Dès ce mardi, 21 janvier elle síattelle à sa première priorité: pacifier un pays où la peur de nouvelles tueries habite encore les centaines de milliers de déplacés des violences. Que ce soit par la population ou par la classe politique, líélection de Catherine Samba Panza - la première femme accédant à la tête de líexécutif dans líhistoire de la Centrafrique - a été bien accueillie, tout comme son appel «vibrant» à déposer les armes lancé aux miliciens chrétiens anti-balaka et aux combattants musulmans ex-Séléka. Même líun des représentant de la mouvance anti-balaka, Lévi Yakété, a ainsi assuré «réitérer líappel au cessez-le-feu à nos combattants et qui est suivi jusquíà présent». «Nous avions un objectif à atteindre qui était le départ» de líex-président de transition Michel Djototida, a-t-il ajouté. «Maintenant nous attendons le cantonnement de nos combattants, pour un retour véritable à la paix», a affirmé M. Yakété. Mais, après une nuit «particulièrement calme» son discours de la veille nía pas beaucoup rassuré. On note toujours des actes très isolés de pillages de boutiques par des groupes de jeunes hommes, selon des habitants.

 


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Mme Catherine Samba-Panza, il faut se mettre au travail!
«Forte probité morale»
Consciente de la situation de son pays et de la crise humanitaire sans précédent en cours, la nouvelle présidente, qui doit organiser des élections auxquelles elle ne sera pas candidate díici février 2015 au plus tard, a annoncé sa volonté díagir vite. Le nouveau Premier ministre de transition «sera nommé díici deux ou trois jours», «mercredi ou jeudi», a-t-elle déclaré mardi dans un entretien à RFI. Pour síatteler - une fois quíelle aura prêté serment devant la Cour constitutionnelle provisoire - à la pacification et au redressement díun pays dévasté, elle veut «un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale».

Quant à la question religieuse, la nouvelle présidente - une chrétienne qui ne met pas en avant ses convictions - la juge secondaire pour choisir des hommes et des femmes compétents. «Je níai aucune animosité, je cherche des compétences, je veux un gouvernement de technocrates, avec une forte probité morale. Si jíai un Premier ministre qui répond à ces critères et qui a une religion musulmane, je ne vois pas pourquoi je ne le nommerais pas», a-telle expliqué. Sur la durée de la transition, Mme Samba-Panza juge que «le calendrier initialement prévu de février 2015 est tenable». Mais, selon elle, «toute précipitation pourrait être préjudiciable en raison (des risques) de contestation des résultats» des élections, a-t-elle prévenu, alors que la France souhaite officiellement des élections avant la fin 2014.

Dans un pays également miné par la corruption depuis des décennies, la communauté internationale, qui a promis un soutien militaire - avec líenvoi prochain díune force européenne à Bangui - et financier massifs, veut en effet des interlocuteurs crédibles avant de débloquer des fonds.

 



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