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Bangui: les forces de défenses répondent au lever de drapeau

Les soldats de líarmée régulière ont commencé à síenregistrer dans leurs commandements respectifs, à líappel du chef d'état-major, le général Ferdinand Bomboyeke

 

Ils avaient fui la guerre ou avaient rejoint la milice chrétienne anti-balaka, hostiles à la Séléka. Ces centaines de soldats, la quasi-totalité en tenues civiles, se font enregistrer à l'école nationale d'administration et de magistrature (Enam) où l'état-major a installé un bureau, après l'appel du dimanche, 12 janvier du chef d'état-major, le général Ferdinand Bomboyeke. Il demandait alors aux soldats de rejoindre leurs casernes d'ici lundi, 13 janvier 2014. Ils sont venus très nombreux et ça continue d'arriver. Ils ont répondu à l'appel du général. C'est un soulagement, c'est un très bon signe, a déclaré le colonel Désiré Bakossa, de l'état-major, qui supervise les opérations d'enregistrement à l'Enam. Des centres similaires ont ouvert à l'état-major de la gendarmerie et au commissariat central de Bangui pour gendarmes et policiers. Je suis très content de revoir mes frères d'armes, disait l'adjudant Jacky-Morel Gbabja, qui avait fui son unité début décembre pour se mettre à l'abri avec sa famille. «On reste très prudent», a dit une source française, dont l'objectif est d'organiser rapidement des patrouilles mixtes avec la Misca et les forces centrafricaines.

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Dimanche le président du Parlement provisoire, Alexandre-Ferdinand Nguendet, qui assure l'intérim de la fonction présidentielle, avait dans un discours à l'état-major de la gendarmerie, lancé aussi « une mise en garde sévère» aux «ex-Séléka, aux anti-balaka et aux amoureux du pillage». «C'est terminé la récréation», leur a-t-il fait savoir. Son objectif: «Qu'il n'y ait pas un coup de feu, pas de pillage, pas d'exaction, pas de viol» à Bangui pendant une semaine. Il entendait remettre les forces de sécurité centrafricaines dans les rues pour assurer la sécurité, aux côtés des soldats français et africains.

Devant les officiers et les hommes du rang, dont certains venaient se faire enregistrer après avoir déserté leurs unités ces derniers mois, Alexandre-Ferdinand Nguendet a assuré que la police et la gendarmerie, totalement absentes de la capitale depuis des semaines, seront «redéployées d'ici soixante-douze heures et impliquées dans le processus de désarmement» en cours dans la ville. «Aujourd'hui, c'est une honte pour la Nation de voir la sécurité du peuple centrafricain confiée à des organisations régionales et internationales» a-t-il poursuivi, en référence au déploiement d'une force africaine, la Misca et de l'opération française Sangaris qui ont pour mission de rétablir la sécurité dans le pays.

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Dans le même temps, le CNT préparait sa session extraordinaire et doit dès ce mardi, élire et dans un délai de 15 jours un nouveau président de transition, probable candidat aux élections générales prévues au plus tard au premier semestre 2015.


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