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Bangui: un hélicoptère français ciblé par des tirs inconnus

L’incident a eu lieu vendredi, 10 janvier 2014 alors que l’appareil de type survolait la capitale centrafricaine

 

Selon le site Libération.fr, l’armée française est apparemment passée tout près de la catastrophe, vendredi dernier, à Bangui, la capitale centrafricaine. Selon une source militaire française, ces soldats étaient «en état d'alerte et d'attention maximale». Et selon informations, c’est un hélicoptère de type Fennec de la force Sangaris qui a essuyé un tir alors qu’il survolait un quartier de la capitale. La balle, qui est passée tout près du pilote, d’après une source proche du dossier, a endommagé l’appareil, l’obligeant à regagner sa base précipitamment. L’aéronef est actuellement entre les mains des mécaniciens qui s’affairent pour le réparer. On n’a pas noté de blessés.

 


© afp
Un autre appareil français à l'aéroport de Bangui
Cet incident nous a été confirmé ce mardi matin par l’état-major des armées à Paris. «Un Fennec a effectivement été touché par un impact d’arme légère d’infanterie, l’équipage n’a pas été touché», a indiqué au journal français Libération son porte-parole, Gilles Jaron. Aucun autre détail n’est, pour l’heure, disponible sur les circonstances de cette attaque. A notre connaissance, c’est la première fois qu’un tel cas se produit depuis le début de l’opération Sangaris, le 6 décembre. Ce tir a eu lieu le jour où Michel Djotodia, l’ex-président par intérim de la Centrafrique, annonçait sa démission depuis N’Djamena, sous la pression des pays d’Afrique centrale et de Paris. Cependant, certains de ces tirs «ont visé la force française au sol», a rappelé le porte-parole.

Au troisième jour de l’opération Sangaris, en décembre 2013, deux parachutistes du 8e RPIMA de Castres avaient été mortellement touchés par un groupe de combattants circulant de nuit dans Bangui. Depuis, l’armée française n’a pas enregistré de pertes en Centrafrique. Elle surveille notamment de près l’aéroport de Bangui, où campent plusieurs dizaines de milliers de déplacés au bord des pistes.

 



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