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Centrafrique: quinze jours pour trouver un successeur à Djotodia

Le président de la Cour constitutionnelle, Zacharie Ndouba, ne constatera la vacance du pouvoir que ce lundi 13 janvier

 

Au lendemain de la démission de Michel Djotodia à Ndjamena, le 10 janvier dernier, la Centrafrique se retrouve confrontée à une sorte de vacance dans la vacance du pouvoir. Une situation que la charte constitutionnelle, écrite à Libreville il y a un an, n'a pas prévue. Cette anomalie devrait théoriquement être réglée ce lundi, 13 janvier puisqu'apparemment, le président de la Cour constitutionnelle, Zacharie Ndouba, ne peut formellement constater une vacance du pouvoir qu'un jour ouvrable. Une fois cette formalité remplie, c'est le président du Conseil national de transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendet, qui assurera l'intérim à la tête du pays, le temps que ses collègues conseillers votent pour élire le prochain chef de l'État de la transition.

 


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Les Conseillers nationaux au Palais du peuple à Bangui ont 15 jours pour combler le vide!
Les Conseillers nationaux disposent de quinze jours pour trouver un successeur à Michel Djotodia. Plusieurs noms circulent à Bangui, mais il est encore trop tôt pour déterminer celui qui sera chargé de mener le pays à de nouvelles élections. «Nous sommes en concertation, notamment avec nos partenaires internationaux, car nous ne voulons plus d'aventuriers incompétents», confie un membre du CNT. Le déroulement de cette élection du chef de líÉtat par le CNT níest pas non plus prévu dans les textes constitutionnels qui régissent la transition. «Je pense qu'il va falloir que nous mettions en place une petite commission électorale interne, pour recevoir les candidatures et organiser le vote», estime alors líun de ses membres.

De leur côté Paris et Ndjamena souhaite résoudre ce problème au plus tôt, cíest ainsi quíil avait été annoncé que les Conseillers nationaux devraient rentrés de Ndjamena avec un président, avant que cette option ne soit abandonnée. Juste après ces changements dans l'exécutif, au moins quatre blindés français ont pris position autour du palais présidentiel à Bangui, la capitale. L'armée française, entend ainsi rester en alerte autour du camp de Roux où est cantonnée la garde de Michel Djotodia. Le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, a appelé le conseil national de transition à trouver un remplaçant «dans les plus brefs délais» afin que des élections puissent être tenues avant la fin de l'année.

 



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