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RCA: une mission militaire européenne à la place des casque bleus

L'Union européenne a proposé aux États différentes options pour venir en soutien aux opérations africaine et française en Centrafrique

 

Le service diplomatique de l'Union européenne a proposé aux États différentes options pour lancer une mission militaire afin de soutenir les opérations africaine et française en Centrafrique, a-t-on appris de sources diplomatiques. Les capitales vont examiner ces options jusqu'au 20 janvier, jour où les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'UE devront trancher lors d'une réunion à Bruxelles. Le service diplomatique de l'UE propose qu'une "force militaire" de l'UE "se déploie rapidement en Centrafrique" afin de "contribuer à y rétablir la sécurité aux côtés de la Misma (force africaine) et de Sangaris (force française)", selon le document envoyé aux États. L'une des options prévoit que cette mission européenne soit basée à Bangui, assure des patrouilles dans la capitale et prenne le relais des soldats français pour sécuriser la zone de l'aéroport, où est implanté un grand camp de réfugiés.

 


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La minurcat avait déjà existé, et le président tchadien avait demandé son départ du Tchad et de la Centrafrique!
Plus d'un millier de soldats
Dans l'autre option, les Européens se baseraient dans l'ouest du pays pour "assurer la sécurité" de l'axe routier stratégique de l'ouest menant vers le Cameroun. Pour un tel rôle, le déploiement de plusieurs centaines de soldats serait nécessaire, avec un équipement adéquat, dont des hélicoptères, des moyens de renseignement et médicaux, précise le document. Ces effectifs pourraient atteindre plus d'un millier d'hommes, selon une source diplomatique.

À plus long terme, les Européens pourraient examiner la mise en place d'une mission de formation des forces de sécurité (armée, gendarmerie et police) qui sont, selon le document, "inefficaces" et souffrent d'une "absence d'organisation et de stratégie". L'examen du lancement d'une mission européenne avait été obtenu par le président français François Hollande au sommet européen de décembre. Les partenaires européens avaient alors apporté leur soutien à l'opération française mais sans s'engager à déployer des soldats, se contentant, pour certains d'entre eux, de mettre à disposition des moyens logistiques.

 



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