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Centrafrique: Les Conseillers doivent être courageux

En conclave à Ndjaména au Tchad, cíest de leur décision que dépendra líavenir de la Centrafrique

 

En tant que représentant du peuple centrafricain et de toutes les composantes de la société du pays de B. Boganda, les 135 Conseillers nationaux centrafricains, doivent décider síils continuent de travailler avec les membres et les dirigeants de la transition actuels. Ils ont été convoqués en urgence au sommet extraordinaire de la Ceeac au Tchad. Ce sont eux qui doivent aujourdíhui parler et prendre la responsabilité au nom du peuple centrafricain meurtri, assassiné, traumatisé déplacé. Certains díentre eux ont aussi les affres de la rébellion séléka, díune manière directe, proche ou lointaine. Alors quíils soient courageux pour répéter, dire et exiger ce que le peuple demande à corps et à cri.

 


© autre médias
Les Conseillers nationaux au Palais du peuple à Bangui
Les milices antibalaka menace d'abattre l'avion du président Djotodia
De source non confirmé, à Bangui, le départ du trio de la transition, Djotodia, Tiangaye et Nguendet, a été salué par les habitants du camp de déplacés de líaéroport de Bangui comme définitif. Ils ont réitéré le même message aux Conseillers nationaux. Les miliciens anti balaka sont allés plus loin dans leurs revendications. «Si Djotodia ne démissionne pas, il ne rentrera pas en RCA» et d'ajouter «l'aéroport sera barricadé de force ou de gré. Nous sommes prêts à empêcher son avion à atterrir ou l'abattre» a fait savoir un certain Samuel se présentant comme étant un des responsables des AntiBalaka, dans une communication téléphonique à Alwihdainfo.com. Car à peine annoncée, la vraie fausse nouvelle sur la démission du président de la transition a été répandue à Bangui voire célébrée par la milice antibalaka, responsables des horreurs contre les communautés étrangères en Centrafrique. Las de voir cette démission intervenir immédiatement à N'Djamena, les antibalaka soutenus par quelques Conseillers ont décidé de faire front commun contre le retour probable à Bangui de Michel Djotodia.

 


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Les populations sur le tarmac de l'aéroport de Bangui
A en croire les échos en provenance du Palais Rose à Ndjamena, repris par Alwihdainfo.com, la démission de Michel Djotodia ne se pose pas dès l'instant où l'intéressé même, síest dit prêt à «s'effacer si cela pourrait apporter la paix en RCA». Michel Djotodia l'a répété maintes fois. Mais les chefs d'état africains semblent déçus par les tiraillements inutiles des opposants, incapables de s'entendre sur une autre personnalité censée assurer la transition. Afin de ne pas créer un vide, tous sont unanimes sur une chose: réduire la transition a six mois. Dans ce cas, les élections présidentielles pourraient se tenir entre juin et juillet 2014. D'ici là, Sangari et Fomac doivent redoubler d'effort pour ramener les extrémistes des deux côtés à la raison et faire revenir hommes politiques à se préparer aux prochaines échéances. En attendant, au Conseillers de décider du sort de la Transition centrafricaine.


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