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Ndjamena: Michel Djotodia reçu par Idriss Déby avant le sommet

Le Chef de líEtat tchadien a abordé avec son hôte de marque le dossier centrafricain, objet du sommet extraordinaire de ce jeudi à NíDjaména

 

Selon des indiscrétions, le Président de la Transition de Centrafrique, Michel Djotodia est arrivé hier soir, mercredi à N'Djamena, à bord d'un avion dépêché par le Tchad. A son arrivée à Ndjamena, en compagnie du premier ministre centrafricain et du président du Conseil national de transition, le trio a été reçu en audience par le chef díEtat tchadien, président en exercice de la Communauté économique des Etats de líAfrique centrale (CEEAC). Le président Déby a abordé avec ses hôtes de marque le dossier centrafricain, objet du sommet extraordinaire de ce jeudi à NíDjaména. La question qui préoccupe plus díun est de savoir si Djotodia va réellement démissionner, alors quíaucun ordre du jour nía été publié. Le ministre de la communication centrafricain, quant à lui a démenti toute démission de Michel Djotodia.

 


© presidencetchad.org
brève audience au Palais Rose de Ndjamena le 08 janvier 2014
Selon des sources proches de forces africaines stationnées à Bangui, la démission du président de transition est une des options mises sur la table de discussion des chefs d'états africains. La France qui, depuis l'intervention militaire, a manifesté son désir de faire démissionner Djotodia, n'aurait pas eu le soutien des chefs d'état africains qui craignent un vide dont les conséquences seraient imprévisibles.

En effet, tous les chefs d'état africains ne sont ni contre le retrait des troupes tchadiennes, ni pour la démission du président de la transition et son remplacement par celui qui sera capable de gérer la transition. Mais il faut que cela se passe en douceur. Le président gabonais Ali Bongo propose le maintien de Djotodia en ramenant la transition à trois ou six mois. Et puis, même s'il faut remplacer le président Djotodia, le président congolais et le Tchad ne voient d'inconvénient à de compter sur l'actuel premier ministre. Bozizé quant à lui est loin de faire l'unanimité. Il est accusé d'avoir attisé la haine religieuse et il n'est pas exclu qu'il soit poursuivi par la Cour Pénale internationale, selon des organisations des défenses des droits de l'Homme.

 



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