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Ndjamena: le départ de Michel Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour»

Un sommet des chefs d'État d'Afrique centrale síouvre ce jeudi au Tchad et le sort du président de la Transition de Centrafrique sera envisagé

 

En effet selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, cité par líAFP, le mini-sommet de Ndjamena dans la capitale tchadienne envisagerait de prendre des décisions sur le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia, alors quíaucun ordre du jour nía été signalé. Le ministre français écarte, cependant la possibilité de modifier le dispositif militaire français. Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions, a indiqué Laurent Fabius dans un entretien au quotidien français Le Parisien. Laurent Fabius qui venait de souligner la nécessité d'une «stabilisation politique de la situation» en République centrafricaine, répondait à une question sur le maintien au pouvoir du président de transition centrafricain. Michel Djotodia a été porté au pouvoir en mars par les ex-rebelles de la Seleka, accusés d'avoir commis de nombreuses exactions contre les civils centrafricains. Il n'a pas réussi depuis à stabiliser le pays. Depuis Bangui, le porte-parole de la présidence a affirmé par contre, mercredi, 08 janvier 2014 matin, que le départ de Michel Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour».

 


© AFP
Les présidents de la Ceeac lors du précédent sommet à Ndjamena
«Pas de renforts» français
Interrogé sur l'éventualité de renforts militaires français en Centrafrique, le chef de la diplomatie française a souligné que «la Misca monte en régime et passera bientôt à 6 000 hommes». «Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1 600 hommes», dit-il au Parisien. «Nous n'avons pas vocation à nous substituer aux Africains», ajoute-t-il. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, quant à lui, avait déjà estimé mardi, 7 janvier, qu'il n'y avait, «dans l'état actuel des choses», «pas de raisons particulières» d'envoyer des renforts en Centrafrique. «En RCA, nous tiendrons nos engagements comme nous l'avons fait au Mali, ajoute Laurent Fabius. Il n'y aura pas d'engrenage. La situation est difficile, mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement.» «Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu: désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique», a souligné le ministre des Affaires étrangères. «Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé.»

 



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