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Rencontre: des Tchadiens tendent la main aux Centrafricains

L’invitation avait les allures d’une table ronde autour du thème: «quelles solutions à la crise centrafricaine?

 

A côté de certains acteurs de la scène politique tchadienne, seule Denise Yakazangba, présidente du Réseau des Femmes en Action pour le Développement, (REFAD) représente de la société civile centrafricaine, a répondu à l’invitation au débat. De toutes les interventions, il ressort que le seul problème au désastre centrafricain est le président tchadien Idriss Déby. Aujourd’hui quelque soient les solutions qui seraient envisagées, «nous demandons le retrait des troupes tchadiennes de la Misca et de la Centrafrique. Nous sommes convaincus qu’ils sont un danger pour notre pays. Jusqu’à cette crise, le Tchad et la RCA ont toujours eu de bonnes relations et leurs populations ont toujours vécu ensemble et ne se sépareront jamais. Car les populations des deux pays ce sont mariées entre elles, et elles ont des enfants et des petits enfants des deux nationalités» a martelé Mme Denise Yakazangba.

 


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Mme Denise Yakazangba, présidente du Réseau des Femmes en Action pour le Développement, (REFAD)
Pour cette centrafricaine, «c’est le président Idriss Déby qui est le problème de la Centrafrique, et est dangereux pour l’Afrique en général. Nous souhaitons qu’il ôte sa main mise qu’il a sur la Centrafrique. Et nous souhaitons que la France et la communauté international exercent des pressions assez fortes sur le président Idriss Déby. Nous pensons que la France fait la sourde oreille, malgré le fait qu’elle ait perdu deux hommes sur le terrain des opérations. Des morts imputés aux activités délictueuses des troupes tchadiennes. Elles tirent sur les populations qui organisent des marches, sur leurs congénères du Burundi. Le président Déby ne tient pas compte de ces bavures et va jusqu’à promettre des représailles en soutenant qu’il n’est pas responsable. Qui est responsable donc»? se demande la présidente du Réfad.

 


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Les acteurs Tchadiens et Centrafricains autour de la table
A la tribune, la seule représentante centrafricaine a déploré le fait que «le président Déby prenne la RCA comme une de ses provinces. Les Tchadiens qui sont rapatriés ne sont pas des Tchadiens, ce sont des Centrafricains. Ils sont nés en Centrafrique, leurs parents y sont, mais puisque leur origine est au Tchad, on les a rapatrié au Tchad. Que fait-on d’eux, on est en droit de se poser des questions. Tant qu’Idriss Déby aura sa main mise sur la RCA, notre pays risque de disparaitre de la carte de l’Afrique. C’est un pays enclavé aux mains des Bandits. C’est pourquoi nous demandons à la France, à la communauté internationale d’exiger le retrait des troupes tchadiennes du territoire Centrafricain, et que le président Déby arrête d’envoyer les rebelles en terre centrafricaine, car la Centrafrique autant que le Tchad sont des pays souverains» a-t-elle conclu.


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